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Heimito von Doderer

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain autrichien (Weidlingau, près de Vienne, 1896 – Vienne 1966).

Officier de l'armée austro-hongroise pendant la guerre 1914-1918, puis prisonnier russe jusqu'en 1920, il étudie l'histoire à Vienne de 1921 à 1925. Membre depuis 1933 du parti national-socialiste, Doderer, se reconvertit en 1939 au catholicisme et à la philosophie thomiste. Déclaré « poeta austriacissimus », il sera le représentant culturel du système politique autrichien de « coalition ». Dans ses journaux (Tangentes, 1964) et dans ses romans, il développe la notion de « hominisation ». L'homme est opposé à l'idéologie appelée « réalité seconde » qui conduit au « refus d'aperception ». À partir de ces théorèmes, Doderer construit des fresques romanesques, l'Escalier du Strudlhof  (1951) et les Démons (1956). De sa tétralogie inachevée intitulée Roman nº 7 (d'après la Septième de Beethoven), seuls les Chutes de Slunj (1963) et la Forêt frontalière (1967) ont été publiés.