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abbé Jacques Delille

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète français (Aigueperse 1738 – Paris 1813).

Enfant naturel, il fait de brillantes études à Paris, devient professeur et se donne le titre d'abbé. Sa traduction des Géorgiques (1770) lui vaut l'admiration de Voltaire et de Frédéric II, la chaire de poésie latine au Collège de France (1773) et un fauteuil d'académicien (1774). Il se fait alors une spécialité de la poésie descriptive (les Jardins, 1782) et philosophique (l'Imagination, 1784, publiée en 1806). Son Dithyrambe sur l'immortalité de l'âme (1794) n'est pas l'hymne que Robespierre attend pour la fête de l'Être suprême : Delille émigre et donne à Londres l'Homme des champs (1798), apologie du bonheur rural, avant de rentrer régler ses comptes avec la Révolution (la Pitié, 1803). Sous l'Empire, il fait figure de patriarche et c'est contre lui, contre son idéal d'une nature maîtrisée et d'une écriture soumise aux conventions de la diction littéraire, que se définira le renouveau poétique des années 1820.