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Grazia Deledda

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Romancière italienne (Nuoro 1871 – Rome 1936).

Son œuvre très vaste, couronnée en 1926 par le prix Nobel, s'inspire pour l'essentiel de sa Sardaigne natale. Après des débuts précoces et éclectiques, elle affirme son originalité dans la Voie du mal (1896), évocation du monde sarde à travers la beauté primitive de ses paysages et la sensibilité archaïque et tourmentée de ses héros. Élias Portolu (1903), souvent considéré comme son chef-d'œuvre, réunit ses principaux thèmes romanesques : rébellion impuissante contre l'injustice sociale, fatalité de la passion et de la faute, obsession de la culpabilité et de l'expiation. La Sardaigne bucolique, immémoriale et légendaire sert de décor à ses drames et leur confère la dimension du mythe et de la fable : dans Braises (1904), Des roseaux sous le vent (1913), Dans l'ombre, la mère (1920) et Ie Dieu des vivants (1922), le véritable protagoniste est un destin inexorable et implacable qui écrase les héros. La dernière phase de son activité, plus éloignée de la Sardaigne, est marquée par le charme de l'autoportrait esquissé dans Cosima (publié à titre posthume en 1939).