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Léon Daudet

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Journaliste et écrivain français (Paris 1867 – Saint-Rémy-de-Provence 1942).

Fils d'Alphonse Daudet, il fit des études de médecine qui lui inspirèrent ses premiers romans (les Morticoles, 1894), où il témoigne d'emblée de son irrespect des valeurs établies, de la science officielle et de son tempérament de polémiste. Après un premier mariage avec Jeanne Hugo, la petite-fille du poète (la Mésentente, 1911), il épouse sa cousine Marthe Allard et affirme son engagement nationaliste et monarchiste en devenant (1908) le rédacteur en chef de l'Action française puis, en 1907, son codirecteur avec Maurras : il déploie dans ses colonnes une verve truculente, qui sera aussi la marque de son action politique comme député de Paris (1919-1924). La mort mystérieuse de son fils Philippe (1923) l'entraîne dans un procès en diffamation qui lui vaut un siège en règle dans les locaux de son journal, une incarcération à la Santé et une évasion spectaculaire (1927) : il se réfugiera alors en Belgique jusqu'en 1930. Il combattit pour ses amis littéraires (Valéry, Proust, Bernanos, Céline, Lugné-Poe) avec la même vigueur et la même outrance qu'il déployait contre ses ennemis politiques. Outre d'innombrables récits, articles et pamphlets (le Stupide xixe Siècle, 1922), il a laissé des essais critiques et des recueils de souvenirs (Études et Milieux littéraires, 1927 ; Écrivains et Artistes, 1929 ; Mes idées esthétiques, 1939).