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Guido Cavalcanti

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète italien (Florence v. 1260 – id. 1300).

Issu d'une noble famille guelfe, Cavalcanti participa activement à la vie politique de la commune de Florence. Privé de ses charges publiques, il se lança dans les luttes entre les grandes familles florentines, en prenant parti pour les Cerchi contre les Donati. Exilé en juin 1300 en Lunigiane par le Conseil des prieurs, dont Dante faisait alors partie, il fut atteint de malaria et obtint de revenir mourir à Florence. Sa prédilection pour la philosophie matérialiste de l'Antiquité, jointe à son goût de la solitude et à un caractère ombrageux et hautain, frappa l'imagination de ses contemporains, qui le soupçonnèrent d'épicurisme et d'averroïsme. Dante lui-même ne mentionne son ami qu'au chant X de l'Enfer, le chant des hérétiques. Les 52 poèmes attribués avec certitude à Cavalcanti sont tous consacrés à l'amour : exégèse, célébration et analyse psychologique. La chanson Une dame me prie est le texte théorique le plus important du « dolce stil nuovo ». À l'ascension dialectique de la « comédie » dantesque Cavalcanti oppose une « tragédie » statique de l'angoisse amoureuse, fondée sur une phénoménologie du désir.