En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Deng Xiaohua, dite Can Xue

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Romancière chinoise (née en 1953).

Fille d'un journaliste étiqueté « droitier » en 1957, elle voit son enfance et son adolescence détruites par la Révolution culturelle : c'est l'expérience mère dont va naître son œuvre romanesque, dans laquelle hallucinations et cauchemars oblitèrent toute vision rationnelle de la vie. Même si elle commence à écrire en 1983 des romans (la Rue de la boue jaune, Vieux Nuages flottants) et des nouvelles qu'un antiréalisme opiniâtre sous-tend, elle n'est publiée qu'à partir de 1986. Il n'y a dans ses récits ni personnes ni personnages, seulement des corps souffrants, meurtris, gagnés par la pourriture, souvent réduits à leurs fonctions excrémentielles ; les seuls rapports humains mis en scène sont la haine, les coups, l'invective, une horrible violence, métaphore de ce que fut la Révolution culturelle pour un peuple auquel la nouvelle politique ne semble pas avoir apporté le bonheur. Seules les nouvelles Dialogues en paradis (1987) suggèrent une vision plus sereine de l'existence humaine.