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Cameroun

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Le Cameroun occupe une place de choix dans les lettres africaines. Cette vitalité s'explique à la fois par la richesse de sa tradition orale (en particulier les épopées dumvet), l'existence de revues dynamiques (Abbia, fondée en 1963) et une solide infrastructure culturelle. Le roman camerounais a longtemps été dominé par Ferdinand Oyono et Mongo Beti. Mais le rayonnement de ceux-ci ne doit pas éclipser l'intérêt des romans de Francis Bebey (le Fils d'Agatha Moudio, 1967 ; l'Enfant-Pluie, 1994), de René Philombé (Un sorcier blanc à Zangali, 1969), de Rémy Médou Mvomo (Afrika ba'a, 1969) ou de Guillaume Oyono-M'Bia (Chroniques de Mvoutessi, 1971-1972). Plus encore que le roman, la poésie jouit au Cameroun d'une grande faveur avec Patrice Kayo, François Sengat-Kuo, Charles Ngandé, Jean-Paul Nyunaï, Paul Dakeyo. Les essayistes, dans le registre polémique, sont représentés par Martien Towa (Négritude ou Servitude, 1971), Daniel Ewandé (Vive le président, 1968) et Mongo Beti (Main basse sur le Cameroun, 1972). Le théâtre, d'abord fondé sur des textes écrits d'inspiration classique (G. Oyono-M'Bia, Trois Prétendants... un mari, 1964), fait de plus en plus retour à des rites traditionnels. Malgré une crise, sensible à la fin des années 1970 (disparition des revues Abbia, Ozila, le Cameroun littéraire), le Cameroun voit s'épanouir une nouvelle veine romanesque, surtout chez des écrivains de la diaspora : Yodi Karone (le Bal des caïmans, 1980 ; Nègre de paille, 1982), Bernard Nanga (les Chauve-Souris, 1980), Werewere Liking, qui bouscule allègrement toutes les conventions du récit traditionnel (Elle sera de jaspe et de corail, 1984), Calixthe Beyala, Simon Njami, auteur de l'un des premiers romans policiers du continent africain (Cercueil et cie, 1985).