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Côte d'Ivoire

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Le roman ivoirien, né en 1956 avec Climbié de Bernard Dadié, adopte d'abord une écriture très classique (Aka Loba, Amadou Kone) et souvent militante (Charles Nokan). Le premier théâtre ivoirien, dont les pionniers furent François-Joseph Amon d'Aby et Bernard Dadié, est d'abord folklorique, puis, à partir des années 1960, se tourne vers les problèmes sociaux et politiques. Son enracinement dans la tradition l'amène souvent à de riches expériences formelles. Zadi Zaourou fait renaître le « Didiga » des chasseurs bété. Werewere Liking (Camerounaise vivant à Abidjan) pratique, avec son Ki-Yi M'bock, un « théâtre rituel ». Grâce en particulier au festival de Limoges, le théâtre ivoirien connaît un grand succès international. Un renouveau romanesque se manifeste dans l'œuvre de Jean-Marie Adiaffi, qui a été aussi un remarquable poète (D'éclairs et de foudre, 1982), même dans son écriture romanesque (la Carte d'identité, 1981 ; Silence, on développe, 1992). Le plus célèbre des écrivains ivoiriens est sans conteste Ahmadou Kourouma. Dès les Soleils des indépendances (1970), il réinvente le roman en le pliant aux formes et aux rythmes du malinké. Avec la publication de Monnè, outrages et défis (1990), En attendant le vote des bêtes sauvages (1998) et Allah n'est pas obligé (2000), Kourouma s'impose comme un écrivain majeur. Quelques Ivoiriennes commencent à faire entendre leur voix, comme Tanella Boni, poète (Labyrinthe, 1984) et romancière (les Baigneurs du lac rose, 1995), ou Véronique Tadjo.