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Sebastian Brant ou Sebastian Brandt

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Humaniste alsacien (Strasbourg 1457 ou 1458 – id. 1521).

Professeur de littérature latine et de droit à Bâle, puis syndic et chancelier de Strasbourg, il doit sa renommée au poème satirique et didactique la Nef des fous (1494). Les 2 039 vers de cette œuvre sont répartis en 112 chapitres. Chaque chapitre évoque un vice humain personnifié par un fou. Il traite du thème des vanités du monde et de l'esprit et se fonde sur deux coutumes médiévales : l'habitude de se débarrasser des aliénés en les confiant à des bateliers ; les fêtes carnavalesques rhénanes caricaturant les métiers. Il propose une méditation sur les difficultés de l'Europe à la veille de la Réforme. Traduit en latin (Stultifera Navis, 1497), réédité en allemand (notamment sous le titre Der Narren Spiegel, « le Miroir des fous », 1519), l'ouvrage de S. Brant fut imité (notamment par T. Murner et Josse Bade) et inspira le roman de Porter, Ship of Fools (1962).