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John Pepper Bekederemo-Clark

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète et dramaturge nigérian de langue anglaise (né en 1935).

Il appartient à la génération d'écrivains qui commence à publier peu avant l'indépendance (1960) dans des revues comme The Horn (1957), à Ibadan. La contribution particulière de J. P. Clark – nom sous lequel il commence à publier – réside dans son attention à la poésie, dans son travail de recherche verbale et stylistique pour donner une voix à l'expression poétique anglophone au Nigéria. Il s'essaie au théâtre avec le Chant du bouc (1961), réflexion sur les rites et le tragique, puis le Radeau (1961), marqué par le théâtre de l'absurde, et Ozidi (1966), premier essai de transposition dramatique de la littérature orale. De son premier recueil poétique Une décennie de langues (1968), en passant par Victimes (1970), jusqu'à la Terre de Mandela (1988), il s'est imposé comme un esprit indépendant et un chercheur original. Il a aussi passé près de dix ans à recueillir, à transcrire et à traduire l'épopée de son peuple, les Ijo, riverains du delta du Niger, et de leur héros éponyme : The Ozidi Saga (Ibadan, 1976). Il nous donne ainsi un exemple de poésie et de performance orale, restituée dans sa langue originale et dans une traduction qui fait de ce texte un monument de la littérature de l'Afrique.