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Henry Becque

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Auteur dramatique français (Paris 1837 – id. 1899).

Après des débuts tâtonnants où il s'essaie à des genres aussi divers que le livret d'opéra (Sardanapale, 1867), le vaudeville (l'Enfant prodigue,1868), la « pièce sociale » (Michel Pauper, 1870), la pièce à thèse (l'Enlèvement, 1871), il remporte ses premiers succès avec deux courtes comédies, la Navette (1878) et les Honnêtes Femmes (1880). Mais c'est avec les Corbeaux (1882), âpre dénonciation de la corruption et du pouvoir de l'argent, qu'il trouve sa veine, celle de la « comédie rosse », et qu'il s'impose comme un maître aux yeux d'Antoine, le fondateur du Théâtre-Libre. Détesté par le tout-puissant critique Francisque Sarcey pour ses virulentes attaques contre la corruption régnant dans les milieux du théâtre, peu soutenu par les naturalistes qu'il ne ménage pas non plus (Souvenirs d'un auteur dramatique, 1895), Becque n'obtint jamais la reconnaissance à laquelle il aspirait : la Parisienne (1890) est un demi-échec, sa satire politique les Polichinelles est restée inachevée. Figure inclassable, Becque est aujourd'hui reconnu comme un novateur par son rejet des conventions théâtrales qui assuraient alors le succès facile de la « pièce bien faite » (intrigue compliquée, dénouement heureux, tirades à effet), voire comme le seul grand auteur dramatique français du dernier quart du xixe siècle.