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Herman Bang

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Romancier danois (Adserballe, île d'Als, 1857 – Ogden, Utha, 1912).

Après avoir sans succès tenté une carrière de comédien, il se tourna vers le journalisme. Critique littéraire, il s'intéressa à la littérature moderne, à Zola, aux Goncourt et au naturaliste danois Topsoe, cherchant, au-delà du roman d'analyse et du récit traditionnel, une forme nouvelle de roman objectif et « scénique », où l'auteur, sans laisser deviner sa présence, ferait « voir » action et personnages. Il aboutit ainsi à un roman « impressionniste », proche de l'art de Jonas Lie, et qui évoque aussi bien les tourments dus à son homosexualité que l'atmosphère désillusionnée de la fin du siècle. Races sans espoir (1880), suivi de Phèdre (1883), joue ainsi sur le thème de l'hérédité, familier à Zola et que Bang retrouva dans les Revenants d'Ibsen. Son art s'affine dans Nouvelles excentriques (1885), Existences tranquilles (1886) et Stuc (1887), qui marque avec Tine (1889) un sommet de son œuvre. S'il reste surtout fidèle à l'œuvre brève avec les nouvelles de Sous le joug (1890) et des Quatre Diables (1899), il connaît le succès avec deux romans, Ludvigsbakke (1896) et Mikael (1904). Son dernier récit sera un « roman d'artiste », les Sans-patrie (1906). Il a aussi laissé des Poèmes (1891), des pièces et des articles sur le théâtre (il fut un excellent metteur en scène), ainsi que des ouvrages autobiographiques (Maison blanche, maison grise, 1901).