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Sadriddine Saïdmouradovitch, dit Aïni

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain tadjik (Soktar 1878 – Douchanbe 1954).

Fils de paysan, gagné aux idées réformistes de A. Donich, il adhère au parti djadidiste, fonde une école, rédige des manuels et est incarcéré pour ses écrits antiféodaux (1917). Libéré par la Révolution, il se rallie au bolchévisme, qu'il propage par ses articles et ses vers (Marche de la liberté, la Mort de mon frère, 1918). Ses récits (les Bourreaux de Boukhara, 1920 ; Odina, 1924 ; Dokhounda, 1930 ; les Esclaves, 1934 ; la Mort de l'usurier, 1939) constituent une fresque épique des luttes du peuple tadjik de 1800 aux premiers kolkhozes, et une impitoyable dénonciation du régime féodal et du servage. Ses Mémoires (Boukhara, 1949-1954) livrent un précieux témoignage sur la vie sociale et intellectuelle du Turkestan à l'aube du xxe s.