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Andronic

Nom de plusieurs empereurs byzantins.

Andronic Ier Comnène (Constantinople 1122-1185), empereur de 1183 à 1185, fils d'Isaac Comnène et petit-fils d'Alexis Ier. Plusieurs fois emprisonné par son cousin germain, l'empereur Manuel Ier, il s'évade, parcourt l'Orient, puis se retire à Oinaion, sur la mer Noire. À la mort de Manuel (1180), dont le fils, Alexis II, n'a que douze ans, il s'oppose à la régente, Marie d'Antioche ; l'armée et la flotte s'étant ralliées à lui et les Latins ayant été massacrés, Andronic rentre à Constantinople (1182). Ayant fait exécuter la régente, il se fait associer au trône et couronner (1183), se débarrasse d'Alexis II, et règne seul. Il lutte énergiquement contre la corruption et les abus, mais ne peut faire face à la révolte de la noblesse. Son assassinat (1185), qui survient au moment où Normands, Serbes et Hongrois envahissent ses États, marque le début de la décompisiton de l'empyre byzantin.

Andronic II Paléologue (Nicée 1256-Constantinople 1332), empereur de 1282 à 1328, fils de Michel VIII. Sous son règne le relèvement amorcé par son père est compromis. En Europe, Serbes, Bulgares, Latins, Grecs d'Épire et de Thessalie le contraignent le plus souvent à la défensive, en dépit de l'annexion du despotat de Valachie (1318). En Asie, pour arrêter l'avance des Turcs, il fait appel à des routiers catalans, les Almugavares (1303-1311). Mais il se brouille avec ses alliés, qui dévastent l'Empire et s'établissent dans le duché latin d'Athènes ; les Turcs ne laissent aux Byzantins que quelques places en Asie Mineure. À l'intérieur, il laisse gouverner ses ministres (Muzalon, Métochite), et son règne est marqué par le délabrement des finances publiques, le relâchement du système administratif, la réduction des effectifs de l'armée, la suppression de la flotte de guerre et la crise financière. Incapable de résoudre les problèmes religieux, il rompt l'union religieuse établie avec Rome par son père et ne parvient pas à arrêter le schisme arsénite. Mais il réforme la justice et favorise la renaissance littéraire et artistique des Paléologues. Après une longue guerre civile (1318-1328), vaincu par Andronic III, il abdique (1328) et se retire dans un couvent.

Andronic III Paléologue (Constantinople vers 1296-Constantinople 1341), petit-fils du précédent, empereur de 1328 à 1341. Soutenu par son cousin Jean Cantacuzène, il lutte longtemps contre son grand-père Andronic II, qui doit abdiquer en 1328. Resté seul empereur, Andronic III s'efforce de relever l'Empire avec l'aide de Jean Cantacuzène, mais, occupé à défendre ses possessions européennes contre les Bulgares et les Serbes, il ne peut s'opposer aux Turcs en Asie Mineure. Toutefois, il entreprend une réforme de l'appareil judiciaire, donne une impulsion nouvelle aux constructions navales, lutte contre la piraterie maritime des émirs turcs, reprend Chio aux Zaccaria (1329) et rétablit sa souveraineté à Lesbos et à Phocée. Contre les Turcs, il esquisse une politique d'union religieuse, mais il est desservi par le schisme hésychaste (→ hésychasme 1333-1339).

Andronic IV Paléologue (1348-1385), empereur de 1376 à 1379, fils aîné de Jean V et d'Hélène Cantacuzène. Écarté par son père de la succession au trône (1374), il fomente avec Savci Bey, fils du sultan turc Murad Ier, un complot pour détrôner son père. Arrêtés, tous deux sont aveuglés ; mais Andronic ne perd en fait qu'un œil. Il s'évade grâce aux Génois, entre à Constantinople (1376), emprisonne son père, se fait couronner empereur et associe au trône son fils Jean VII. Son règne sera désastreux : il restitue Gallipoli aux Turcs, cède Ténédos aux Génois et ne peut ensuite empêcher la conquête de l'île par les Vénitiens. Ceux-ci ayant rétabli Jean V sur le trône (1379), Andronic se retire à Galata, puis obtient le pardon de son père et Sélymbria en apanage.

Pour en savoir plus, voir l'article Empire byzantin : histoire.