En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

la Grande Muraille

The Bitter Tea of General Yen

Mélodrame de Frank Capra, avec Barbara Stanwyck (Megan Davis), Nils Asther (général Yen), Toshia Mori (Mah-Li), Walter Connolly (Jones), Gavin Gordon (Dr Robert Strike), Lucien Littlefield (Mr Jackson), Richard Loo (capitaine Li).

  • Scénario : Edward Paramore, d'après le roman de Grace Zaring Stone
  • Photographie : Joseph Walker
  • Musique : W. Frank Harling
  • Montage : Edward Curtis
  • Pays : États-Unis
  • Date de sortie : 1933
  • Son : noir et blanc
  • Durée : 1 h 28

Résumé

Dans une Chine ravagée par la guerre civile, la missionnaire Megan Davis est séquestrée par le redoutable général Yen. Refoulant l'attirance qu'elle ressent, elle refuse ses avances. Choquée par le comportement du seigneur de guerre, elle se porte garante de la maîtresse de Yen, laquelle le trahit. Ruiné, il se donne la mort en absorbant son « thé amer » au moment même où Megan, bouleversée, lui avoue son amour.

Commentaire

Joyau méconnu, ce film hors catégorie est à la fois un poème d'amour fou et un réquisitoire contre l'hypocrisie d'une morale occidentale bigote. La Columbia donna carte blanche à Frank Capra : sa mise en scène tisse autour des deux protagonistes un climat onirique, irréel, culminant dans une séquence de rêve où l'héroïne frustrée, subtilement campée par Barbara Stanwyck, est révélée à son propre désir. La distribution est parfaite. Acteur chevronné de Broadway, Walter Connolly fit des débuts remarqués à l'écran dans le rôle du conseiller bougon de Yen ; mais le coup de génie est d'avoir imposé, pour interpréter le général, un acteur suédois peu connu, Nils Asther, dont ce fut le seul grand rôle : sa composition énigmatique est inoubliable. Bien reçu par la critique, le film fut un échec commercial, interdit par la censure dans plusieurs pays, en raison de son thème « interracial ». Œuvre à part dans la carrière de Capra, la Grande Muraille resta un de ses films favoris, comme l'attestent ses Mémoires (« l'Art avec un grand A », écrit-il) et fut redécouverte bien plus tard par les cinéphiles du monde entier.