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Ikiru

Comédie dramatique d'Akira Kurosawa, avec Takashi Shimura (Watanabe), Nobuo Kaneko (son fils), Kyoko Seki (sa belle-fille), Makoto Kobori (Kiichi), Miki Odagiri (l'employée).

  • Scénario : Akira Kurosawa, Shinobu Hashimoto, Hideo Oguni
  • Photographie : Asakazu Nakai
  • Décor : So Matsuyama
  • Musique : Fumio Hayasaka
  • Montage : A. Kurosawa
  • Pays : Japon
  • Date de sortie : 1952
  • Son : noir et blanc
  • Durée : 2 h 23

Résumé

Watanabe, employé depuis trente ans dans une administration, apprend qu'il est atteint d'un cancer et qu'il lui reste trois mois à vivre. Pour compenser sa vie ratée, il décide de s'adonner aux plaisirs mais en découvre l'amertume. Une conversation avec une jeune employée lui donne une subite inspiration. Après sa mort, à la veillée funèbre, ses amis et collègues évoquent sa vie en se saoulant. Ils parlent du dernier combat de Watanabe qui s'est démené contre l'administration pour faire bâtir un parc pour enfants pauvres sur un petit terrain vague. Watanabe est mort heureux et aura peut-être des émules.

Commentaire

Ce grand classique est constitué de deux parties. La première raconte linéairement la vie de Watanabe entre le moment où il apprend qu'il va mourir et le moment où il a « l'illumination » qui va donner un sens à sa vie. La seconde est constituée de flash-back montrant des points de vue différents, des épisodes de la vie de Watanabe accomplissant sa mission. La tâche que Watanabe se propose de réaliser nous revient par le récit des collègues, un peu comme s'il semblait impossible à Akira Kurosawa de montrer de l'intérieur la portée réelle de son action. Qu'on songe, toute proportion gardée, que la vie du Christ est aussi évoquée de l'extérieur par les Évangiles selon quatre de ses compagnons. Kurosawa suggère que si nous étions tous de petits Christs, qui accomplissent une seule petite action salutaire, le monde en serait transfiguré. La vision de ce film, d'un humanisme profondément chrétien, modifie quelque chose de notre rapport au monde et si ce changement n'apparaît pas forcément dans nos actes, il agit toujours quelque part dans nos pensées.