Mélodrame de Vittorio De Sica, avec Carlo Battisti (Umberto Domenico Ferrari), Maria Pia Casilio (Maria, la bonne), Lina Gennari (la logeuse).
Scénario : Cesare Zavattini
Photographie : G.R. Aldo [Aldo Graziati]
Décor : Virgilio Marchi
Musique : Alessandro Cicognini
Montage : Eraldo Da Roma
Pays : Italie
Date de sortie : 1951
Technique : noir et blanc
Durée : 1 h 20
Résumé
Umberto est un vieil homme qui vit plus que difficilement de sa retraite d'enseignant. Il vend, petit à petit, le peu qu'il possède, essentiellement des livres. Sa tristesse confine au désespoir. Il bavarde avec la bonne de la maison, une très jeune fille, elle aussi malheureuse parce que pauvre. À bout, Umberto décide de se suicider, après avoir essayé vainement de mendier (sa dignité l'a empêché de « passer à l'acte »). Il se plante au milieu de la voie ferrée pour attendre la mort. Il est sauvé par son chien. Alors, il joue avec son chien, et la vie, misérable, continue…
Commentaire
Ce film poignant et rigoureux dans sa démarche représente l'une des expériences les plus accomplies de la théorie de Cesare Zavattini connue sous le mot de « néoréalisme ». Il l'a résumée en une phrase-boutade : « le récit de la vie de quelqu'un à qui il n'arrive rien ». En réalité (c'est le mot), il arrive beaucoup de choses aux gens à qui il n'arrive rien. De Sica et Zavattini ont donc suivi les pas hésitants d'un antihéros, l'ont accompagné dans son errance, ses rencontres, son quotidien. Il en résulte une œuvre non pas ennuyeuse, mais passionnante, vibrante, déchirante comme la vie-même.