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Repentir

Pokajanie

Drame de Tenguiz Abouladze, avec Avtandil Makharadze (Varlam Aravidze), Zeinab Botzvadze (Ketevan Barateli), Ketevan Abouladze (Nino Barateli), Ia Ninidze (Gouliko Aravidze), Merab Ninidze (Tornike), Kakhi Kavsadze.

  • Scénario : Nana Djanelidze, Tenguiz Abouladze, Rezo Kvesselava
  • Photographie : Mikhaïl Agranovitch
  • Décor : Gueorgi Mikeladze
  • Musique : Nana Djanelidze
  • Pays : U.R.S.S. (Géorgie)
  • Date de sortie : 1986 (1984)
  • Son : couleurs
  • Durée : 2 h 35
  • Prix : Grand Prix spécial du jury, Cannes 1987

Résumé

Après les obsèques du maire Varlam Aradvidze, son fils Avel découvre dans son jardin le corps du défunt qu'on remet vite en terre. Les jours suivants, le scénario se répète jusqu'à l'arrestation de la profanatrice, Ketevan Barateli, petite-fille d'un peintre déporté sur ordre dudit maire. Au juge, Ketevan dit que, elle vivante, Varlam ne sera jamais enseveli pour qu'il n'empoisonne pas la terre. Ébranlé par ces révélations, le petit-fils de Varlam se tue. Avel se débarrasse à jamais du revenant.

Commentaire

À la fin des années 1970, quelques films dont Quelques interviews sur des questions personnelles de Lana Gogoberidze évoquent de façon allusive et avec finesse le stalinisme. L'ouverture de la période Andropov et la souplesse des instances cinématographiques géorgiennes permettent à Tenguiz Abouladze de tourner en 1984 Repentir – pamphlet anti-stalinien d'une étonnante radicalité. Gelé près de trois ans, il sort du placard et devient le film de la « perestroïka ». Son succès est immense. Chaque situation parle aux Soviétiques. Sous la chemise noire de Mussolini, la moustache d'Hitler, le lorgnon de Béria et la bonhomie doucereuse de Staline apparaît la figure emblématique du dictateur. Dans un style réaliste et symbolique, Tenguiz Abouladze charge ce portrait du grotesque et de l'outrance propres au totalitarisme. Défi courageux, Repentir est un acte libérateur où l'extériorisation d'une parole longtemps retenue émeut par son impétuosité.