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Quand passent les cigognes

Letjat žuravli

Drame de Mikhaïl Kalatozov, avec Tatiana Samoïlova (Veronika), Alekseï Batalov (Boris), Vassili Merkouriev (Byodor Ivanovich), Alexandre Chvorine (Mark), Svetlana Kharitonova (Irima).

  • Scénario : Viktor Rozov
  • Photographie : Serguei Ouroussevski
  • Décor : Evgueni Svidetelev
  • Musique : Moisi Vainberg [Weinberg]
  • Pays : U.R.S.S. (Russie)
  • Date de sortie : 1957
  • Son : noir et blanc
  • Durée : 1 h 38
  • Prix : Palme d'or, Cannes 1958

Résumé

Deux jeunes Moscovites tombent amoureux, mais la guerre les sépare sans qu'ils aient pu se dire au revoir. Elle reste à Moscou, sans nouvelles, dans la terrible tension des bombardements, et finit par céder au cousin de l'homme qu'elle aime. Celui-ci meurt en opération de reconnaissance, mais elle ne le saura avec certitude que le jour de la victoire. Bien que mariée maintenant et vivant en Sibérie, elle a toujours attendu et espéré, jusqu'à ce jour où sa douleur se mêle à la joie générale.

Commentaire

Ce film a connu un retentissement international. En pleine période de dégel, on y faisait en effet passer avant les thèmes habituels de la propagande soviétique une simple histoire d'amour ; et la guerre n'était plus soudain qu'un élément dramatique bouleversant la vie des gens. Mais, par-delà le mélodrame, deux facteurs ont assuré le succès : l'interprétation et la virtuosité technique. Personne n'a oublié le visage si touchant, les attitudes, la conviction affective de Tatiana Samoilova, d'ailleurs mentionnée pour sa qualité de comédienne par le jury de Cannes. Personne non plus n'a oublié les mouvements tourbillonnants de la caméra, arbres et souvenirs mêlés, qui accompagnent la mort du jeune soldat, ni la façon dont, à plusieurs reprises, elle va chercher les individus dans la foule. Images d'ailleurs symboliques d'un renversement ponctuel des priorités dans le cinéma soviétique et, comme telles, liées à une époque plus qu'à une esthétique durable.