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Metropolis

Metropolis

Metropolis
Metropolis

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des films ».

Film de science-fiction de Fritz Lang, avec Brigitte Helm (Maria et le robot), Alfred Abel (Joh Fredersen), Gustav Fröhlich (Freder), Rudolf Klein-Rogge (Rotwang).

  • Scénario : Thea von Harbou
  • Photographie : Karl Freund, Gunther Rittau
  • Décor : Otto Hunte, Karl Vollbecht, Erich Kettelhut
  • Musique : K. Eifers, Gottfried Huppertz (version 1984 : Giorgio Moroder)
  • Production : U.F.A.
  • Pays : Allemagne
  • Date de sortie : 1927
  • Durée : 4 189 m (version d'origine), 3 170 m (version actuelle) [environ 1 h 57]

Résumé

Joh Fredersen règne en despote sur Metropolis, la cité de l'avenir. La ville est divisée en deux : en haut, la ville des maîtres, comme une pyramide gigantesque ; dans les profondeurs, la ville des travailleurs, esclaves aux maisons uniformes. Un jour, aux portes du jardin éternel où Freder, le fils de Fredersen, coule des jours heureux en compagnie de ses riches amis, apparaît Maria, entourée d'une troupe d'enfants misérables. Elle leur désigne leurs « frères », ces jeunes oisifs. On la chasse. En tentant de la rejoindre, Freder découvre la ville du bas et son asservissement. Bouleversé, il court chez son père et implore sa pitié, mais sans succès. Il décide alors d'épouser la cause des travailleurs, auxquels Maria dispense des paroles consolatrices de foi et d'amour, la nuit, dans les catacombes. Mais Fredersen, grâce à la complicité de l'énigmatique Rotwang, fabrique un robot à l'image de la jeune fille, qui circule dans la ville et sème la tempête. Grâce à la vraie Maria et à Freder, la ville se réconciliera autour de Fredersen, transformé par cette épreuve.

Commentaire

La ville-mère

Si, par certains aspects, cette superproduction anticipe sur ce que sont devenues nos villes aujourd'hui (avec leurs buildings, leurs transports, mais aussi leurs caméras de surveillance, leurs murs d'images), elle témoigne d'abord d'une interrogation sur ce que doit être la ville. Il faut « un médiateur entre le cerveau et les mains, et ce médiateur doit être le cœur ». On a souvent vu dans cette parole de Maria une parabole chrétienne, alors que, plus radicalement, c'est le développement de la Cité occidentale en tant que telle qui est repensé : comment éviter l'apocalypse ? En fondant à nouveau la ville-mère sur une tripartition harmonieuse, répond à sa manière le film de Lang. Dès sa sortie, Metropolis a frappé par la hardiesse de ses décors et de ses prises de vues. Soixante ans plus tard, c'est encore là que réside sa modernité.