Une veuve de quarante-cinq ans, Jeanne Dielman, vit avec son fils Sylvain, âgé de seize ans. Elle subvient à leurs besoins en recevant à domicile des « clients », selon un cérémonial bien réglé, dans lequel la vie familiale n'interfère jamais avec la vie professionnelle. Mais cette « mécanique » va peu à peu avoir raison de la malheureuse et, un certain mercredi, tout dérape. Le lendemain, Jeanne Dielman tue son habitué du jeudi.
Chantal Akerman montre, avec une totale économie de moyens, comment à partir d'une situation chaque jour plus contraignante un être humain est inexorablement conduit à sa perte. Les longs plans fixes, les dialogues à la Bresson dits sur un ton monocorde traduisent un univers vidé de sentiments.