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Eyes Wide Shut

Eyes Wide Shut

Comédie dramatique de Stanley Kubrick, avec Tom Cruise (Dr. William Harford), Nicole Kidman (Alice Harford), Sydney Pollack (Victor Ziegler), Marie Richardson (Marion), Thomas Gibson (Carl), Madison Egington (Helena Harford), Peter Benson (Nick Nightingale), Vinessa Shaw (Domino), Rade Sherbedgla (Milich), Leelee Sobieski (la fille de Milich), Jackie Sawiris (Roz).

  • Scénario : S. Kubrick, Frederic Raphael, d'après la nouvelle Traumnovelle d'Arthur Schnitzler
  • Photographie : Larry Smith
  • Décor : Les Tomkins, Roy Walker
  • Costumes : Marit Allen
  • Musique : Jocelyn Pook
  • Montage : Nigel Galt
  • Pays : États-Unis
  • Date de sortie : 1999
  • Son : couleurs
  • Durée : 2 h 39

Résumé

Déstabilisé par une confidence de sa femme qui lui a avoué avoir été un jour sur le point de le tromper avec un autre homme, Bill Harford, jeune médecin new-yorkais, quitte son luxueux appartement et se lance dans une série de rencontres où il essaiera de faire le tour de ses fantasmes. Il finira par se retrouver dans une grandiose orgie où sa vie sera encore plus menacée que sa vertu.

Commentaire

La quête sexuelle est le sujet du film, mais, curieusement, on ne peut se défaire de l'idée que les personnages se trompent sur eux-mêmes : comme ils ne savent pas ce qu'ils cherchent, ils se disent qu'ils sont en quête d'expériences sexuelles, histoire de se donner l'impression d'avoir un but. Lorsqu'ils se trouvent à pied d'œuvre, le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne manifestent pas un furieux appétit ; ainsi, Bill Harford semble en visite lorsqu'il se trouve dans la chambre d'une prostituée (qu'il ne touchera d'ailleurs pas). Tout le monde a plus ou moins l'air de jouer avec l'idée du sexe sans s'impliquer physiquement, jusques et y compris les figurants de la grande orgie qui semblent poser pour un somptueux opéra baroque très esthétiquement dénudé. On en vient à se demander de quoi exactement Kubrick a voulu nous parler dans cette dernière œuvre belle et énigmatique : l'impasse de l'hédonisme ? la mort du désir ? l'inanité des passions ? la primauté de la quête sur la conquête ? Toutes ces lectures, et bien d'autres encore, sont possibles, ce qui, après tout, est la marque d'un grand film.