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Docteur Jerry et Mister Love

The Nutty Professor

Comédie parodique de Jerry Lewis, avec Jerry Lewis (professeur Julius Kelp/Buddy Love), Stella Stevens (Stella), Del Moore (le doyen Mortimer R. Warfield), Kathleen Freeman (miss Lemmon), Howard Morris et Elvia Allman (les parents de Julius).

  • Scénario : Jerry Lewis, Bill Richmond, librement inspiré du roman de Robert Louis Stevenson Docteur Jekyll et Mister Hyde
  • Photographie : W. Wallace Kelley
  • Décor : Sam Comer, Robert Benton
  • Musique : Walter Scharf, Lee Brown
  • Montage : John Woodcock
  • Production : Paramount
  • Pays : États-Unis
  • Date de sortie : 1963
  • Son : couleurs
  • Durée : 1 h 47

Résumé

Professeur de chimie dans un collège, Julius Kelp, au physique plutôt ingrat, est de plus très maladroit. Il provoque des catastrophes et se fait chahuter par sa classe. Une de ses élèves, une jolie blonde nommée Stella, le prend en pitié. Décidé à changer physiquement et psychiquement, Kelp essaie d'abord des moyens traditionnels (sport, etc.), puis s'enferme dans son laboratoire et invente un produit miracle. On le retrouve en séduisant play-boy doué d'une voix de crooner. Il participe aux nuits chaudes de la Caverne pourpre, le night-club local. Stella, d'abord choquée par la muflerie de Buddy Love, lui préférera le gentil professeur Kelp, mais jusqu'à un certain point…

Commentaire

Parodie et gags en série

Cette nouvelle version parodique du célèbre roman de Stevenson Docteur Jekyll et Mister Hyde offre l'occasion à Jerry Lewis de réaliser son meilleur film en tant qu'auteur-acteur-metteur en scène. Elle lui permet de ridiculiser avec une certaine cruauté plusieurs institutions américaines : les universités, le sport athlétique, les chanteurs de charme, le matriarcat, le sentimentalisme sirupeux, etc.

L'inversion du thème stevensonien engendre un professeur Jerry d'une grande laideur physique (il est totalement myope, bossu et doté d'une dentition chaotique) mais d'une grande gentillesse et d'une vraie droiture morale, alors que Buddy Love, malicieusement maquillé et gominé comme Dean Martin, possède un charme physique aussi évident que sa goujaterie et sa prétention.

Le réalisateur Lewis est au sommet de sa forme. Le film fourmille de gags sonores irrésistibles, comme la musique militaire sortant de sa montre de gousset. Les perceptions subjectives sont particulièrement exploitées : ainsi lorsque Buddy Love redevient le professeur Kelp est-il victime d'une gueule de bois retentissante qui lui fait entendre tous les bruits d'ambiance amplifiés de manière insupportable. Il se permet également une séquence de transformation fantastique, digne des modèles antérieurs.

Le moment le plus inoubliable est certainement le long plan-séquence subjectif qui accompagne le trajet de Buddy Love vers la Caverne pourpre, sous le regard littéralement médusé des passants, suivi de l'extraordinaire contrechamp sur le visage inattendu du monstre.