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Barry Lyndon

Barry Lyndon

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des films ».

Drame historique de Stanley Kubrick, avec Ryan O'Neal (Barry Lyndon), Marisa Berenson (lady Lyndon), Patrick Magee (le Chevalier), Hardy Krüger (le capitaine Potzdorf), Leon Vitali (lord Bullingdon), Mary Kean (la mère de Barry), Frank Middlemass (sir Charles Lyndon), Gay Hamilton (Nora).

  • Scénario : Stanley Kubrick, d'après le roman de William Thackeray
  • Photographie : John Alcott
  • Décor : Ken Adam
  • Costumes : Ulla Britt Soderlund, Milena Caronero
  • Musique : Bach, Haendel, Mozart, Paisiello, Schubert, Vivaldi, Frédéric le Grand et musique traditionnelle irlandaise (adaptation Leonard Rosenman)
  • Montage : Tony Lawson
  • Production : Peregrine
  • Pays : Grande-Bretagne
  • Date de sortie : 1975
  • Son : couleurs
  • Durée : 3 h 05

Résumé

En Irlande, au xviiie siècle, le jeune Barry s'éprend de sa cousine Nora qui lui préfère un rival qu'il tue en duel. Contraint de s'enfuir, il s'engage dans l'armée anglaise et participe sur le continent à la guerre de Sept Ans. Déserteur, il est recruté par les Prussiens de Frédéric II puis chargé de surveiller le chevalier de Balibari, un espion autrichien d'origine irlandaise. Les deux hommes sympathisent et s'adonnent au jeu et aux duels tandis que Barry séduit la comtesse de Lyndon. Après le décès de son vieux mari, Barry épouse la jeune femme et reçoit l'autorisation de s'appeler Barry Lyndon. Il néglige sa femme, mais s'attache à son fils, Bryan, et s'attire la haine du premier fils de la comtesse, lord Bullingdon. Avec la mort accidentelle de Bryan commence la déchéance de Barry : ayant sombré dans l'alcoolisme, il est chassé d'Angleterre.

Commentaire

Une sophistication altière et magnifique

Le film frappe d'abord par sa splendeur plastique : le traitement pictural des éclairages et des couleurs, obtenu grâce à un tournage en intérieurs à la seule lumière des chandelles, évoque les atmosphères en clair-obscur d'un Georges de La Tour ; cette somptuosité, visible aussi dans le raffinement des décors et l'élégance des costumes, tranche avec la sobriété visuelle des précédents films de Kubrick, et l'on a pu y voir une volonté de restituer la magnificence artistique de l'Europe du Siècle des Lumières. Cet esthétisme entraîne une certaine froideur altière, et le découpage en longues séquences implique un certain statisme. Mais cette sophistication hausse le film bien au-dessus du simple spectacle romanesque, voire picaresque, et en fait une œuvre dont la noblesse et la beauté traduisent bien l'ambition et le perfectionnisme habituels du réalisateur.