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Égypte : géographie physique

Mont Sinaï
Mont Sinaï

Situé à une latitude subtropicale, l'Égypte constitue l'extrémité orientale du Sahara, formée de bas plateaux à l'ouest du Nil, relevée à l'est, au-dessus du fossé de la mer Rouge. La chaleur est torride en été, s'accroissant vers le Sud, où disparaissent pratiquement les précipitations, déjà très faibles dans le delta, où elles avoisinent 50 mm par an. La vallée du Nil, d'une largeur utile de 3 à 15 km, représente moins de 5 % de la superficie du pays, dont le reste est formé de déserts parsemés d'oasis.

1. Un climat désertique

1.1. Des pluies rares

L'Égypte est pratiquement tout entière dans la zone tropicale aride. L'ensemble du pays est soumis au climat désertique. L'air y est sec. Seule une étroite bande proche de la Méditerranée reçoit quelques précipitations (Alexandrie, 166 mm, surtout en hiver ; Port-Saïd, 173 mm). Les pluies se raréfient rapidement du nord au sud : Le Caire, 42 mm ; Beni-Souef, 6,4 mm ; Louqsor, 4 mm ; Assouan, 1 mm. Elles sont caractérisées par une grande variabilité interannuelle. Les printemps (jusqu'au mois de mai) sont doux, ensoleillés et sujets à de brusques variations de température.

1.2. Des températures estivales partout élevées

Les températures estivales sont partout élevées, avec un accroissement du nord au sud, ainsi qu'en témoignent les moyennes des maximums de juillet : 30,1 °C à Alexandrie, 35,8 °C au Caire, 36,9 °C à Beni-Souef, 39,4 °C à Louqsor, 41,5 °C à Assouan. Cependant, les moyennes des minimums de janvier sont en général de plus en plus accusées vers l'intérieur du pays : Alexandrie, 8,8 °C ; Le Caire, 9,4 °C ; Beni-Souef, 6,6 °C ; Louqsor, 6,3 °C. La température moyenne de juillet est de 28,6 °C au Caire, de 26,2 °C à Alexandrie ; celle de janvier, de 13,8 °C au Caire, de 13,6 °C à Alexandrie. Le caractère aride et continental du pays s'affirme avec la décroissance des taux d'humidité moyenne de l'année : Alexandrie, 68 % ; Le Caire, 50 % ; Beni-Souef, 51 % ; Louqsor, 34 % ; Assouan, 22 %.

Les vents soufflent normalement du secteur nord, mais ceux du sud et de l'est, dus au passage de dépressions, occasionnent un froid piquant en hiver et des nuages de sable au printemps (le khamsin).

La meilleure saison touristique est l'automne, et même la période de décembre à février en Haute-Égypte.

2. Le désert

La plus grande partie de l'Égypte est constituée de déserts, à l'intérieur du Sahara. L'ensemble fait partie du vieux socle cristallin africain, portant une couverture sédimentaire de grès nubiens (mésozoïque continental) surmontés de crétacé (surtout calcaire) et de nummulitique plus ou moins relevé et cassé. Le Sinaï est ainsi un horst, isolé entre les fossés tectoniques de Suez et de Aqaba, fortement relevé vers le sud (2 637 m) et plongeant au nord sous des plateaux sédimentaires modelés en gigantesques cuestas.

2.1. Le désert oriental (ou arabique)

Le désert oriental (ou arabique), à l'est du Nil, est un fragment de socle relevé (2 180 m ; on parle parfois de chaîne arabique) vers le bombement effondré de la mer Rouge. Il porte un réseau hydrographique régulièrement hiérarchisé, où des pluies (entre 10 et 20 mm par an) permettent un écoulement temporaire. Il a été dans l'Antiquité une grande région minière (or, porphyre).

2.2. Le désert occidental (ou libyque)

Le désert libyque, à l'ouest du Nil, couvre les deux tiers de l'Égypte. Il est formé d'un plateau très aride, souvent barré par des dunes. Un erg difficilement franchissable borde la frontière occidentale. Le désert occidental serait à peu près totalement vide d'hommes sans l'existence de quelques profondes dépressions, dont celles de Kharguèh, de Dakhla, de Farafra et de Bahriya, qui sont logées sur des accidents structuraux affectant la couverture. Les plus septentrionales sont au-dessous du niveau de la mer, au fond desquelles affleurent des lignes de sources (correspondant à une nappe souterraine, en partie fossile, descendant du Tibesti vers la Méditerranée). Ces dépressions nourrissent des oasis où des sédentaires cultivent dattiers, céréales et légumes. Le dépôt salin de la dépression de Kattara est situé à 133 m sous le niveau de la mer.

3. Le Nil

3.1. La vallée du Nil

Le Nil, fleuve long de 6 670 km, ne draine le territoire égyptien que sur un quart de son cours. Dans le Sud, le fleuve, navigable jusqu'à Assouan (première cataracte), a creusé une vallée recouverte d'un riche limon noir et bordée de falaises abruptes, atteignant parfois 400 m de hauteur, séparées de 2 à 15 km. Proche de la vallée et semblable à elle par bien des aspects, la dépression du Fayoum, à 90 km au sud du Caire, étend ses riches terres agricoles autour des eaux du Birket Karoun : c'est la Haute-Égypte. À quelques kilomètres au nord du Caire, le fleuve, libéré du carcan dans lequel l'enserraient les hautes terres, se ramifie en de nombreuses branches : c'est le « plat pays » du Delta, ou Basse-Égypte.

La vallée du Nil est étroitement comprise, de Ouadi-Halfa au Caire, entre les deux lignes des abrupts terminant les plateaux libyque et arabique. Cette partie de la vallée, appelée Haute-Égypte, ne correspond pas à un ruban ininterrompu et uniforme de cultures. Elle ne s'élargit que progressivement d'amont en aval et fort irrégulièrement. Entre Ouadi-Halfa et Assouan, elle était très encaissée dans les grès avant sa submersion par les eaux retenues par le haut barrage d'Assouan et formant le lac Nasser. Elle s'élargit à partir d'Assouan et autour de Kom-Ombo, se resserre à hauteur d'Esnèh pour s'élargir de nouveau autour de Louqsor-Thèbes. Après le coude de Kénèh, le couloir se normalise quelque peu, mais avec des variations de largeur encore sensibles. À partir d'Assiout, la corniche calcaire de la rive gauche diminue de netteté. Le fleuve lui-même se divise en deux bras. Le cours le plus occidental, ou Bahr Youssef, a été aménagé pour canaliser une fraction régulière du débit du fleuve (canal Ibrahimiyèh). Grâce à lui, les eaux du Nil atteignent la dépression du Fayoum, où les cuvettes salées du Birket Karoun et de l'oued Rayan leur servent de déversoir à 45 et 40 m au-dessous du niveau de la mer.

3.2. Le delta du Nil

Le delta commence à une vingtaine de kilomètres en aval du Caire par la division du fleuve en deux branches. La branche occidentale, dite de Rosette, prend la direction du nord-ouest, longe les derniers contreforts du plateau libyque et se jette dans la mer après son passage entre les lacs Edkou et Borollos. La branche orientale, dite de Damiette, garde l'orientation sud-nord sur 120 km avant d'obliquer vers le nord-est en direction du lac Menzalèh, où elle atteint à son tour la Méditerranée. Les nombreux canaux qui sillonnent le delta utilisent parfois d'anciens bras du fleuve. Les bourrelets de berge et les levées permettent un écoulement actuel au-dessus du niveau général des terres.

La construction du delta est due à l'alluvionnement quaternaire. Au pliocène, la mer s'avançait au sud du Caire jusqu'à la dépression du Fayoum, qui formait un golfe. Progressivement, le fleuve a comblé cette vaste échancrure, colmatant successivement les lacs emprisonnés derrière les cordons littoraux successifs. Un courant ouest-est déporte les alluvions en direction de Port-Saïd.

Cependant, le contrôle de plus en plus perfectionné des crues du Nil et les retenues réalisées par les grands barrages ont pour conséquence une diminution sensible des apports solides. L'alluvionnement aux bouches de Damiette et de Rosette est aujourd'hui en régression, cependant que les rives du delta subissent une érosion.

4. La flore et la faune

La faune et la flore de l'Égypte s'apparentent à celles des déserts et des oasis. L'arbre le plus répandu est le palmier-dattier. Des espèces comme le caroubier, le tamarin et le sycomore sont aussi bien représentées. Joncs et papyrus croissent près du Nil. Les animaux sauvages ont le plus souvent été chassés par les activités industrielles. On déplore ainsi la disparition des crocodiles et des hippopotames sur les rives du Nil. La hyène et le chacal dans le désert, le sanglier, l'ibis sacré, le faucon et le vautour sont toujours présents.

Pour en savoir plus, voir les articles population de l'Égypte et activités économiques de l'Égypte.