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Églises orthodoxes

Églises chrétiennes orientales, séparées de Rome depuis 1054, mais restées fidèles à la doctrine définie par le concile de Chalcédoine (451).

LA RELIGION ORTHODOXE

C'est la religion professée par les Églises orthodoxes, qui font partie des Églises chrétiennes d'Orient, dites aussi Églises orientales.

La foi

La doctrine

L'histoire de la théologie montre que les Églises orientales ont toujours éprouvé quelques réserves à l'égard de formulations dogmatiques trop nettement affirmées. Ainsi s'expliquent, outre la querelle du filioque, le refus du dogme de l'Immaculée Conception de Marie dans la formulation proclamée par Pie IX en 1854 et les réticences sur le dogme de l'Assomption proclamé en 1950, alors même que le culte de la Vierge Theotokos (« Mère de Dieu ») est d'origine orientale.

Le dogme

En fait, dans ces Églises, doctrine et spiritualité sont étroitement liées dans une expérience personnelle des mystères chrétiens et du dogme. Par exemple, le dogme central de la Trinité, qui affirme l'extériorité absolue – la transcendance – et le caractère personnel de Dieu, n'est pas seulement un ensemble de connaissances théologiques sur le divin : c'est aussi le résultat d'une expérience personnelle que chacun peut atteindre. Le dogme ne s'impose pas comme un objet extérieur en quoi il faut croire pour être sauvé, mais se présente comme une possibilité offerte à chaque fidèle de se transformer, par le moyen d'une vie sacramentelle.

La liturgie

La rédemption accordée par Jésus-Christ n'est accessible que dans et par l'Église. D'où la conception sacramentelle de la vie chrétienne qui intègre chaque existence individuelle dans un ensemble cohérent où la liturgie joue un grand rôle. Celle-ci, qui s'est constituée entre le ive et le ixe s. pour l'essentiel, s'enracine dans l'Écriture, qu'elle transpose souvent en termes poétiques – en lui ajoutant la splendeur des chants et du cérémonial.

La liturgie constitue ainsi le lien ecclésial et communautaire de toute l'orthodoxie. Elle est réellement vécue par tous comme une « manifestation du ciel sur la terre ». Cette liturgie, d'autant plus vivante qu'elle s'exprime généralement en langue commune, a servi de refuge (avec le culte des icônes) à la spiritualité de ces Églises, souvent persécutées au cours de l'histoire.

L'ecclésiologie

Le dernier aspect fondamental de l'orthodoxie est sa conception de l'Église – son « ecclésiologie » : ne possédant ni critère infaillible et permanent de vérité ni structure monolithique, l'orthodoxie vit l'unité et la catholicité dans une communion de foi dont l'Esprit-Saint constitue le garant et l'unique critère. Cet esprit de vérité habite la communauté des fidèles unis par le commandement de l'amour : il s'exprime à travers ceux qui ont reçu un charisme d'enseignement, les évêques, chefs des communautés chrétiennes. Chaque fidèle est donc essentiellement libre d'accepter la vérité que Dieu lui révèle ainsi, et il en est immédiatement responsable, dans une obéissance volontaire et raisonnée à son Église, et dans l'amour de ses frères.

Le rituel

C'est le rite byzantin qui est majoritairement pratiqué dans la plupart des Églises orthodoxes. Les plus anciennes ont conservé l'usage d'une langue liturgique particulière (grec byzantin ou slavon) ; les autres utilisent leur propre langue nationale. Les sculptures sont interdites dans les églises, mais les icônes – les images sacrées de Dieu, de la Vierge ou des saints – font l'objet d'un culte et possèdent une réelle valeur sacramentelle. Si la musique instrumentale est bannie des offices, le chant joue un très grand rôle dans la liturgie. La messe est toujours chantée solennellement.

Le centre du culte est l'eucharistie, célébrée selon une antique liturgie dite « de saint Jean Chrysostome », ou selon celle de saint Basile. La communion se fait sous les deux espèces – pain trempé dans le vin. L'orthodoxie reconnaît les sept sacrements, comme l'Église romaine ; le baptême des enfants est immédiatement suivi de la confirmation. L'ordination peut être accordée à des hommes déjà mariés, mais le célibat est imposé aux moines, parmi lesquels, depuis le vie s., sont toujours choisis les évêques.

Les fêtes

La grande fête de l'année liturgique est Pâques, dont la date est déterminée d'après le calendrier julien et diverses tables de lunaison. Aussi peut-il y avoir de une à cinq semaines de retard par rapport à la fête de Pâques des chrétiens occidentaux.

Outre Pâques, les orthodoxes célèbrent douze grandes fêtes. Ce sont :
– la nativité de la Mère de Dieu (8 septembre),
– l'exaltation de la Croix (14 septembre),
– l'entrée au Temple de la Mère de Dieu (21 novembre),
– la Nativité du Christ (25 décembre),
– le baptême du Christ ou Théophanie (6 janvier),
– la Sainte Rencontre (2 février),
– l'Annonciation (25 mars),
– le dimanche des Rameaux (une semaine avant Pâques),
– l'Ascension (40e jour après Pâques),
– la Pentecôte (50e jour après Pâques),
– la Transfiguration (6 août),
– la Dormition de la Mère de Dieu (15 août).

Il faut noter que les Églises orthodoxes qui utilisent le calendrier julien célèbrent les fêtes avec treize jours de retard sur le calendrier grégorien. C'est le cas de l'Église de Russie, qui fête ainsi Noël le 7 janvier.