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trompe-l'œil

Jean-François de Le Motte, Trompe-l'œil
Jean-François de Le Motte, Trompe-l'œil

Peinture qui donne à distance l'illusion de la réalité (relief, impressions tactile, spatiale…) ; art d'exécuter ce genre d'œuvres.

Le maître du trompe-l'œil doit parfaitement connaître les règles de la géométrie et les lois de la perspective pour créer l'illusion. Il sait aussi jouer de l'ombre et de la lumière pour simuler les volumes.

Dès l'Antiquité, le trompe-l'œil était connu, notamment dans les villas pompéiennes, dont certaines parois imitent le revêtement en marbre ou semblent s'ouvrir sur des compositions architecturales. Réapparu à la Renaissance, il fut notamment illustré par Giovanni da Verona, auteur de marqueteries qui prennent un relief exceptionnel. Véronèse y eut aussi recours en décorant de portes-fenêtres peintes les murs de la villa Barbaro, à Maser (Vénétie), en 1562.

À l'époque baroque, certains balcons furent occupés par de fausses architectures, balcons ou terrasses suspendus dans le ciel (fresques de l'église St-Ignace, à Rome, 1685-1694). Avec la découverte de la peinture à l'huile, il fut plus facile d'obtenir des effets de trompe-l'œil, dont les peintres néerlandais et flamands du xviie s. offrent maints exemples, tels G. Dou (Nature morte, 1620) ou Cornelis Gysbrechts, actif à Anvers (Toile et outils de peintre, 1665).

Au xxe s., l'hyperréalisme a, à certains égards, assuré la postérité du trompe-l'œil.