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tornade

Tornade au Kansas, mai 2008
Tornade au Kansas, mai 2008

Phénomène orageux plus ou moins violent, consistant en un mouvement tourbillonnaire d'une centaine de mètres, accompagné d'une violente rotation des nuages, qui peuvent aller jusqu'au sol, entraînant des dégâts importants (branches arrachées, arbres déracinés, maisons détruites). Les tornades sont alors de véritables trombes qui se forment à la base de gros cumulo-nimbus.

Les tornades se présentent en Amérique du Nord, en Europe, en Inde, au Japon, en Afrique centrale, en Afrique de l'Ouest, en Australie, etc. C'est dire que leur genèse n'est pas uniforme, puisqu'on les rencontre à la fois aux latitudes extratropicales et aux latitudes intertropicales. Cependant, quel que soit le milieu climatique, les tornades nécessitent l'instabilité convective, dans laquelle l'humidité atmosphérique décroît rapidement au-dessus d'une couche de base très humide.

Conditions d'apparition des tornades

Référence faite aux observations relatives à l'Amérique du Nord, on constate que les conditions favorables au déclenchement d'une tornade sont les suivantes : air chaud et humide dans les basses couches de l'atmosphère ; langue d'air sec aux niveaux moyens (entre 850 et 700 mb) ; couche d'inversion thermique vers 2 000 m d'altitude (dès que la convection « éclate », cette inversion disparaît). Ces conditions expriment, en fait, une simple potentialité. Pour que l'événement se produise effectivement, il faut un mécanisme de départ. Celui-ci est fourni par la présence d'une perturbation venant interférer avec l'atmosphère convective : cyclones extratropicaux (dépressions frontales), lignes de grains des latitudes tropicales africaines, cyclones tropicaux, convergence intertropicale.

Compte tenu de la nature du mécanisme de déclenchement, les tornades peuvent donc apparaître aussi bien en hiver qu'en été, cela étant particulièrement vrai pour les latitudes moyennes : aux États-Unis toutes les tornades d'hiver sont associées aux cyclones extratropicaux.

Par-delà certains points communs (instabilité atmosphérique, nécessité d'un facteur de départ), les tornades sont conditionnées par leur latitude d'apparition. Les tornades africaines, associées aux lignes de grains, surviennent à l'intérieur de l'air de mousson. Elles s'accompagnent de manifestations orageuses. Ce sont pourtant les tornades relevées aux États-Unis qui expriment le phénomène de la façon la plus expressive.

Les tornades américaines

La tornade américaine est un mouvement tourbillonnaire de rayon très court (de l'ordre de la centaine de mètres), assorti d'une violente rotation des nuages, qui peuvent aller jusqu'au sol, et d'un bruit assourdissant dû aux branches arrachées, aux arbres déracinés et aux maisons détruites. Dans la tornade, la chute du baromètre peut être spectaculaire : le 20 août 1904, une tornade apparue dans le Minnesota vit la pression décroître brutalement de 200 mb. Les tornades des États-Unis sont, en fait, de véritables trombes qui se forment à la base de gros cumulo-nimbus. Ces trombes peuvent aussi se produire au-dessus des eaux, d'où la présence, lors de leur passage, d'une masse d'écume. Les dégâts provoqués peuvent être considérables, avec dévastation totale sur leur lieu précis de passage (quelques centaines de mètres de large et quelques dizaines de kilomètres de long). Les tornades ravagent régulièrement les plaines du Mississippi (surnommées « Tornado Alley »), où l'on a compté parfois plus de 1 000 victimes en une seule journée.