superordinateur

Ordinateur de grande puissance destiné au calcul scientifique. (Synonyme : supercalculateur.)

Les superordinateurs réalisent des milliers de milliards de calculs à la seconde. Physiquement, un superordinateur ne ressemble pas à un simple micro-ordinateur. Il ne possède ni écran ni clavier, mais prend le plus souvent la forme d'une armoire de 2 m de haut et pèse plus d'une tonne. Il peut même parfois remplir une pièce entière. L'ensemble des puces qui le composent dégage tellement de chaleur que la machine est plongée dans un liquide neutre, refroidi par de l'eau, afin d'éviter la surchauffe. Cette morphologie impressionnante n'a guère changé depuis quarante ans, à l'époque où sont apparus les premiers superordinateurs. Leur structure interne a en revanche beaucoup évolué. Jusqu'au début des années 1990, les superordinateurs étaient en majorité des machines « vectorielles ». Elles effectuaient les opérations les unes après les autres, ce qui limitait la vitesse d'exécution lors de simulations importantes. Les nouveaux superordinateurs réalisent désormais plusieurs opérations en parallèle. Ils font travailler des milliers de petits processeurs dotés de leur mémoire propre, de capacité réduite, à laquelle les autres n'accèdent pas. Le nombre croissant des processeurs dotés de mémoire autonome permet d'éviter la formation d'un goulet d'étranglement dans les connexions avec la mémoire centrale. À travers toutes sortes de modélisations, ce système permet le traitement d'un très grand nombre de données, concernant notamment la résistance des matériaux, le comportement des fluides en aéronautique, la circulation des masses d'air dans le ciel et celle des courants dans les océans pour la climatologie, etc.

  • 1976 Commercialisation du superordinateur Cray 1, capable d'effectuer 250 millions d'opérations par seconde.