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source

(ancien français sours, participe passé de sourdre)

Eau sortant naturellement du sol ; lieu d'émergence à la surface du sol de l'eau emmagasinée dans une nappe aquifère souterraine.

HYDROLOGIE ET GÉOMORPHOLOGIE

Une source se caractérise d'abord par son débit, son régime et la qualité de ses eaux. À l'exclusion des sources thermales et des résurgences, les sources naturelles ou artificielles (puits artésiens) proviennent de nappes aquifères souterraines. Elles sont, en outre, caractérisées par leur vitesse de restitution, ou temps qui s'écoule entre la chute des précipitations et la réapparition de l'eau. Les sources résultent de la conjonction de nombreux facteurs : répartition et allure des pluies, évaporation, pentes du relief et mode de stratification géologique, nature des formations superficielles, degré de perméabilité des différentes couches traversées, présence de diaclases ou de failles, épaisseur et étendue de la couche perméable. « Le débit varie d'autant moins que la descente depuis l'air libre jusqu'à la nappe, puis le cheminement dans celle-ci vers l'aval sont plus retardés, et donc que les roches perméables ont des conduits verticaux moins spacieux, qu'elles sont plus épaisses, que la nappe est plus vaste, et sa déclivité plus atténuée. » (Pardé). Le régime des sources est, dans l'ensemble, beaucoup plus régulier que celui des cours d'eau, surtout si elles ont un vaste périmètre d'alimentation. On distingue cependant des sources pérennes et intermittentes.

Du point de vue de leur utilisation par l'homme, la distinction fondamentale oppose les sources de surface ou d'affleurement, peu abondantes, assez irrégulières, et dont l'eau n'est pas toujours très pure en raison des infiltrations d'eaux usées, et les sources profondes, plus rares, dues aux nappes captives, aux eaux plus abondantes et plus propres à la consommation, sauf lorsqu'elles se chargent trop de sels ou de chaux. On appelle parfois les puits artésiens des sources jaillissantes.

Les sources évacuent des matières dissoutes et, parfois, des éléments fins en suspension. Ainsi, elles influent directement sur la géomorphogenèse. Dans la zone intertropicale, les sources qui se forment à la base des cuirasses latéritiques, au niveau des argiles qu'elles surmontent, exportent d'assez grandes quantités de matériaux fins pour déblayer sous la cuirasse des grottes parfois longues de plusieurs centaines de mètres (Fouta-Djalon). Par affouillement, elles provoquent leur éboulement. Dans la forêt dense intertropicale, les sources sont à l'origine de glissements des argiles latéritiques et surtout des sables argileux, ce qui provoque l'évolution des têtes de vallon en forme de reculées (« cirques » du Gabon).

En pays tempéré, le même phénomène se manifeste, mais à un degré moindre ; le détrempage des formations argileuses qui constituent le niveau de source favorise la formation d'échancrures en bordure des plateaux, notamment sur le front des reliefs de côtes, là où le pendage des couches est faible.