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solfatare

(italien solfatara, soufrière)

Dans un volcan, lieu de dégagement d'une fumerolle avec dépôt de soufre.

La solfatare de Pouzzoles, aux environs de Naples, est la plus connue : le géographe Strabon la nommait Forum Vulcani, et la mythologie en faisait une des entrées des Enfers. Il s'agit d'un volcan au repos (mais non éteint), dont la dernière éruption remonte à l'an 1198. La solfatare se présente comme un cratère elliptique à fond plat large d'environ 450 m – constitué d'un empilement de dépôts de soufre et de cendres volcaniques – on y trouve des marmites de boues chaudes et des soufflards qui crachent des jets de vapeur d'eau mêlée de gaz carbonique et d'hydrogène sulfuré (à une température qui oscille entre 100 et 180 °C) avec des sublimés de soufre.

Des solfatares se trouvent en Islande, au Japon, en Indonésie, en Nouvelle-Zélande, au Chili, au Mexique et aux Antilles (où on les appelle soufrières). L'homme exploite, dans certaines solfatares, comme celle du volcan Kawah Idjen dans l'île de Java (Indonésie), le soufre qui s'y dépose.

Certaines solfatares sont également exploitées pour la géothermie dite de haute énergie. L'eau surchauffée et en surpression est ainsi utilisée sous forme de vapeur pour faire tourner des turbines et produire de l'électricité ou, comme en Islande, sert à chauffer des serres et des habitations. Le site le plus important est celui de Larderello, en Toscane, qui occupe près de 200 km2, avec une puissance d'environ 400 MW.

Les solfatares sont étudiées plus particulièrement par les volcanologues, car les gaz qui s'en s'échappent et les sublimés qui se forment permettent d'émettre un certain nombre de suppositions sur la circulation des gaz magmatiques, sur la contamination de ces derniers par l'eau météoritique. D'autre part, les températures sont surveillées en continu et toute variation peut être un signe d'une modification de l'activité.