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révisionnisme

Remise en question de faits appartenant à l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, tendant à nier ou à minimiser le génocide des Juifs par les nazis.

Le révisionnisme en France

Un courant né dès l'après-guerre est devenu présent dans le débat public à la fin des années 1970 : le « révisionnisme », ou « négationnisme », qui nie l'existence des chambres à gaz et, par là, le génocide des Juifs.

Du révisionnisme à l'antisémitisme

Dès la fin de la guerre, en effet, une extrême droite alors marginalisée tenta de délégitimer le tribunal de Nuremberg et de minorer l'ampleur des crimes du nazisme. En 1948, Maurice Bardèche publia Nuremberg ou la Terre promise, ouvrage dans lequel il soutenait que le procès de Nuremberg était la vengeance des vainqueurs et estimait que la dénonciation des crimes nazis servait à masquer ceux des Alliés, tels Dresde ou Hiroshima.

En 1950, Paul Rassinier (1906-1967) – que le passé de socialiste, pacifiste, résistant et déporté semblait éloigner de ce genre de propos – s'interrogea sur l'existence des chambres à gaz. Exclu de la S.F.I.O., il évolua nettement vers l'extrême droite et l'antisémitisme.

Le discours révisionniste dans l'espace public

Si Rassinier n'avait pas nié qu'il y ait eu des Juifs assassinés, son successeur, Robert Faurisson, faisant fi des preuves, archives et témoignages, alla jusqu'à affirmer : « Jamais Hitler n'a ordonné ni admis que quiconque fût tué en raison de sa race ou de sa religion. » En 1978, il provoqua le débat public en publiant une tribune libre dans le journal le Monde. Dès lors, ceux que d'aucuns nomment « les assassins de la mémoire » n'ont cessé, en France mais aussi aux États-Unis ou en Allemagne, de tenter d'agiter l'opinion, soutenus, parfois discrètement, par divers mouvements ou partis politiques.

En France, l'article 24 bis, modifié en 1992, de la loi de 1881 sur la liberté de la presse stipule que « seront punis des peines prévues […] ceux qui auront contesté […] l'existence d'un ou de plusieurs crimes contre l'humanité ».