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retable

Lucas Cranach l'Ancien, Retable de sainte Catherine
Lucas Cranach l'Ancien, Retable de sainte Catherine

Dans une église, construction verticale portant un décor peint ou sculpté, placée sur un autel ou en retrait de celui-ci.

Le retable au Moyen Âge

D'origine paléochrétienne, le retable se développe à partir du Moyen Âge. Il évolue alors du panneau unique plus ou moins richement décoré, fait d'orfèvrerie et d'émaux (Pala d'oro, basilique St-Marc, Venise, xe-xive s.), d'ivoire, de pierre ou de bois sculptés, puis peint (dès le xiiie s. en Italie), au polyptyque à panneaux multiples, pinacles et prédelle – chaque élément ayant une spécificité iconographique.

Ce dernier type se répand largement en Europe au xve s. :

– en Flandre (l'Agneau mystique des Van Eyck, à Gand),

– dans les pays germaniques (retable de l'église de Sankt Wolfgang [Autriche] de M. Pacher),

– en France (le Couronnement de la Vierge de Quarton, à Villeneuve-lès-Avignon),

– en Espagne (retables monumentaux de L. Borrassá et P. Berruguete).

Le retable de la Renaissance au baroque

Au xvie s., la formule gothique demeure comme l'illustre le célèbre polyptyque d'Issenheim de Matthias Grünewald (musée de Colmar). Mais le tableau unique vertical (au sommet souvent cintré) s'impose et les plus grands artistes du temps en laissent maints exemples : en Italie (Raphaël, Titien, le Caravage, le Guerchin), dans les Pays-Bas (Rubens, Van Dyck), en France (Vouet, Le Brun), en Espagne (Zurbarán, Murillo, Carreño de Miranda).

Le retable donnant lieu à de véritables compositions avec pilastres et colonnes atteint son apogée à l'époque baroque (→ art baroque), qui associe étroitement peinture, sculpture et architecture, notamment chez les Vénitiens (Tiepolo), puis chez les peintres d'Europe centrale.