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radon

Élément radioactif de masse atomique 222, de numéro atomique 86. (C'est le plus lourd des gaz rares et une émanation des isotopes du radium.)

Du sous-sol aux habitations

Présent partout sur la Terre, le radon, inodore et incolore, huit fois plus lourd que l'air, s'échappe par les fissures du sous-sol et gagne l'atmosphère. On le trouve surtout dans les terrains volcaniques ou granitiques, notamment la Bretagne, le Massif central, les Vosges et la Corse. Le sol libère facilement le radon dans l’air extérieur où il se dilue et se désintègre. En revanche, les teneurs en radon peuvent être élevées dans les mines, les grottes ou les usines de traitement des eaux. Dans les régions où l'uranium est en forte concentration dans les roches, le radon peut être présent dans les habitations mal ventilées ou construites sur des sols à fort dégagement de radon. S'il pénètre dans un espace clos, il s'y accumule : des fissures dans la dalle de fondation d'un bâtiment, le passage des canalisations ou le sol en terre battue d'une cave sont autant de voies par lesquelles il peut s'infiltrer dans les habitations. Certains matériaux de construction, tels que le granit ou le tuffeau volcanique, peuvent aussi constituer une source de radon.

Les risques pour la santé

Le caractère cancérigène du radon a été reconnu par l'Organisation mondiale de la santé en 1987. En effet, ce gaz émet des rayonnements α qui irradient les cellules des bronches et des études épidémiologiques ont montré que l'exposition prolongée au radon augmentait considérablement les risques de cancer du poumon. Toutefois, seule une exposition prolongée à une forte concentration de gaz est considérée comme dangereuse. L'inhalation du radon est la première cause naturelle d'irradiation de la population ; elle vient en seconde position après les radiographies.

La pénétration du radon se fait par voie respiratoire et ses métabolites radioactifs se fixent dans les bronches en émettant des particules α d'énergie élevée, irradiant les tissus et altérant l’A.D.N. Une forte exposition au radon augmente le risque de cancer bronchique. On estime que 10 % des cancers bronchiques seraient en partie imputables au radon, surtout chez les fumeurs de tabac.