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radiolarite

Roche sédimentaire siliceuse d'origine organique renfermant une grande quantité de tests de radiolaires.

Les plus importantes d'entre elles sont associées aux épanchements volcaniques sous-marins. Au mieux, elles peuvent former des couches de terrain de plus de 300 m d'épaisseur. Leur abondance, dans ces conditions, semble due à l'importance des venues de silice qui accompagnent les éruptions ophiolitiques, c'est-à-dire des roches vertes faisant partie de la sédimentation d'un géosynclinal.

Les radiolarites présentent toutes des caractères pétrographiques communs : elles ont une couleur brillante et vive qui varie en fonction des impuretés qu'elles contiennent ; elles sont compactes et dures ; leur cassure est conchoïdale (en forme de coquille), leur débit souvent rubané.

Les jaspes doivent leur couleur rouge à des oxydes de fer ; les phtanites sont vert sombre, les lydiennes noires. Jaspes, phtanites et lydiennes sont souvent considérés comme des dépôts pseudo-abyssaux. Leurs caractères acquis en mers peu profondes convergent avec ceux des dépôts des grands fonds. Les jaspes sont directement liés aux dépôts littoraux : on les trouve toujours mélangés à des sables et à des conglomérats côtiers. Les lydiennes et les phtanites se trouvent associées à des phosphorites organiques ; elles représentent probablement deux stades d'évolution différents d'une même roche d'origine. Par métamorphisme, les phtanites ont acquis des particules de graphite (couleur noire) ; les tests de radiolaires en ont souvent disparu et elles possèdent une schistosité fruste.