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radioélectricité

Ensemble des techniques traitant des propriétés et des applications des oscillations électriques de fréquence élevée et des ondes électromagnétiques correspondantes, notamment pour les radiocommunications.

En 1896, Popov transmet en Morse jusqu'à 250 m le nom « Heinrich Hertz », qui fut ainsi le premier message de T.S.F. Presque en même temps, Marconi invente des antennes de formes variées et réalise successivement en Italie et en Grande-Bretagne plusieurs liaisons maritimes de plusieurs milles, puis la traversée de la Manche en 1899 et, en 1901, une liaison transatlantique. À partir de 1900, des progrès sont réalisés dans l'émission, la réception et la connaissance des phénomènes de propagation. À la réception, les principaux résultats obtenus sont l'augmentation de la sensibilité des détecteurs, puis la réalisation d'amplificateurs qui permettent d'assurer aussi la sélection du correspondant désiré. La sensibilité effectue un bond avec le détecteur à galène (1907-1909). L'amplification des signaux est alors assurée par des triodes. Le principe du superhétérodyne, indiqué en 1914 par l'Allemand Meissner, fait l'objet des réalisations et des brevets de Lucien Lévy en 1917 et 1918. Désormais, la quasi-totalité des récepteurs radioélectriques suit ce schéma. Les diodes à vide, qui ont remplacé les galènes, et les tubes à vide amplificateurs sont, à leur tour, progressivement remplacés par des diodes à semi-conducteurs et par les transistors, à partir de 1955. Jusqu'en 1910 environ, les émetteurs sont exclusivement des générateurs d'ondes amorties. Le premier émetteur dit à ondes entretenues est l'arc de Poulsen (1910). Les ondes entretenues pures sont produites à partir de 1915 par des alternateurs à haute fréquence, qui permettent d'atteindre en 1922 la puissance de 500 kW dans l'antenne. Les triodes permettent de réaliser des liaisons à très grande distance avec des fréquences supérieures à 3 MHz, grâce aux couches ionisées de la haute atmosphère. Bientôt sont construits des tubes à vide qui fournissent plusieurs kilowatts au-dessus de 3 MHz ; la puissance fournie à l'antenne est multipliée par le gain que l'on peut obtenir avec des antennes dirigées. À présent, la gamme d'ondes utilisables par propagation ionosphérique est saturée et seuls les faisceaux hertziens et les satellites relais qui emploient les fréquences élevées jusqu'à près de 300 GHz permettent d'étendre les capacités du trafic.