Parti politique français fondé en 1901, qui a joué un rôle de premier plan, principalement sous la IIIe République (→ radicalisme).
En 1981, les radicaux de gauche présentent un candidat à la présidentielle, Michel Crépeau, qui n'obtient que 2,09 % des voix. Depuis, à l'exception de l'élection de 2002, qui voit Christiane Taubira porter leurs couleurs et réunir 2,32 % des suffrages, ils soutiennent les candidats du parti socialiste (PS) avec lequel ils négocient des accords, notamment pour les consultations législatives et locales. Marginalisés par les socialistes, ils constituent le plus souvent une formation d'appoint de la gauche modérée, mais connaissent un succès ponctuel aux européennes de 1994, la liste que mène alors Bernard Tapie (12,03 %) talonnant celle de Michel Rocard (14,49 %).
Défenseurs de la laïcité, ils sont partagés entre des sociaux-libéraux ancrés au centre voire au centre droit et des républicains davantage marqués à gauche. Faute de pouvoir former leur propre groupe parlementaire, les 9 députés du PRG élus en juin 2007 siègent dans celui des socialistes.
Un temps séduits par l'ouverture proposée par Nicolas Sarkozy, inquiets de l'état de leur vieil allié le PS, et désireux de renouer avec leurs homologues du parti radical pour créer un mouvement du centre susceptible de concurrencer le MoDem, les radicaux de gauche restent finalement fidèles à leur tropisme traditionnel et, lors des élections municipales et régionales de 2008 et 2010, présentent le plus souvent des listes communes avec le PS, obtenant notamment, avec Paul Giacobbi, le contrôle de la Corse. De leur côté, contribuant à clarifier un peu plus les positions des uns et des autres, les radicaux de droite font le choix de s'associer à l'UMP.
Malgré un score en apparence faible (1,6 % des voix au premier tour, et 1,5 % au second), le PRG consolide ses positions dans les conseils généraux lors des cantonales de mars 2011, obtenant, avec 51 sièges, 7 élus supplémentaires, et renforçant un peu plus le poids de la gauche dans les départements.
Surtout, en annonçant au début de juillet son intention de participer aux primaires que le PS organise pour désigner son candidat à la présidentielle de 2012, le chef du PRG, Jean-Michel Baylet confirme l'ancrage politique de son mouvement. N'obtenant que 0,6 % au premier tour de ce scrutin en octobre, il appelle à soutenir François Hollande, arrivé en tête, et rejoint l'équipe de campagne que ce dernier met en place après qu'il a été élu et investi par son parti.