En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

parthe

(latin Parthus, du grec Parthos)

Qui appartient aux Parthes.

LANGUE

Langue de la famille iranienne, parlée par un peuple issu du nord-est de l'Iran, les Pahlavân, le parthe est attesté sous les Arsacides (250 av. J.-C. – 224 apr. J.-C.) par des parchemins, des monnaies et des inscriptions, écrits dans un alphabet dérivé de l'écriture araméenne. D'autre part, des écrits manichéens, datant des iiie-viie s. environ et conservés dans des manuscrits en écriture manichéenne des viiie-ixe s. ont été découverts à Tourfan, dans le Turkestan chinois. Le parthe a été finalement supplanté par le moyen perse.

BEAUX-ARTS

L'architecture

L'architecture parthe se développa entre 150 avant J.-C. et 224 après J.-C. et connut son apogée sous le règne de Mithridate II (vers 123-88 avant J.-C.). La connaissance que nous en avons provient de sites archéologiques de Warka, de Ctésiphon, d'Assour, d'Hatra, de Doura-Europos et de Darabgud.

Les sites de Ctésiphon et d'Hatra ont révélé des villes-forteresses situées sur la frontière séparant les empires romain et parthe. Leur plan circulaire suit une très ancienne tradition asiatique, fréquente dans les camps militaires assyriens. Ce plan est commandé par l'insécurité constante qui régnait alors en Iran.

On connaît deux types d'architecture domestique parthe dont les meilleurs exemples se trouvent à Doura-Europos, à Assour et à Hatra. La première de ces villes présente le type même de l'architecture mésopotamienne rayonnant autour d'une cour centrale ; les bâtiments d'Assour et d'Hatra font apparaître l'iwan, triple salle à partie centrale plus large que les parties latérales, souvent voûtée avec une paroi ouverte.

Dans le palais parthe d'Assour on voit une cour quadrangulaire s'ouvrant sur quatre iwans, dont l'une des façades a trois étages, avec un imposant portail en plein cintre. À Hatra, le palais est fait de la juxtaposition de deux iwans, avec un grand portail central encadré de deux plus petits, disposition qui rappelle les trois arches des portes ou des arcs romains.

La sculpture

Mêlée à des influences grecques et perses, la tradition iranienne apparaît toutefois dans les sculptures en plein roc. Le rocher de Béhistoun porte, par exemple, à côté des inscriptions de Darius Ier, des figures parthes gravement endommagées, datant de 80 avant J.-C. Elles sont taillées avec une parfaite symétrie et en léger relief.

Les fouilles effectuées à Hatra ont permis la découverte de plusieurs statues de grandeur nature, représentant des rois (Uthal, Sanatruq), des princesses (Washfari, fille de Sanatruq, Ubal, fille de Jabal), des dignitaires (prêtres ou officiers) en tenue de parade. Parmi les divinités, une des plus impressionnantes est celle de Baal-Shamim, le dieu barbu, en costume d'empereur romain, accompagné de deux aigles. Il ne faut cependant pas négliger les monuments d'autres provenances : le « prince parthe » et la grande statue en bronze de Shami, la plus imposante effigie humaine en métal connue à ce jour (1,92 m, iie s. avant J.-C., musée de Téhéran).

Le tombeau d'Antiochos Ier Commagène

Les exemples les plus typiques de la sculpture parthe se trouvent au sanctuaire du Nimroud-Dagh. Le roi Antiochos Ier Commagène (69-34 avant J.-C.) avait fait édifier son tombeau sur cette montagne de plus de 2 000 m de hauteur, dans un site imprenable. Sur un tumulus d'une cinquantaine de mètres (peut-être débris de l'énorme terrassement nécessité par les travaux) des statues de dieux et de héros, au milieu desquelles celle d'Antiochos lui-même, témoignent des apports des civilisations voisines. La facture de ce gigantesque ensemble reflète l'influence grecque (visages empreints à la fois de grandeur et de sérénité) mais les dimensions impressionnantes (9 m de hauteur) et certains détails, de coiffure, par exemple, de même que les inscriptions gravées dans la pierre, et la représentation du lion et de l'aigle, appartiennent à l'art perse. Le tombeau d'Antiochos pose encore bien des énigmes, en particulier l'état de conservation des têtes et le fait qu'elles se présentent coupées du reste du corps.