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orthographe

(latin orthographia, du grec orthographia)

Ensemble de règles et d'usages définis comme norme pour écrire les mots d'une langue donnée. (On distingue l'orthographe d'accord, fondée sur les règles de la grammaire, et l'orthographe d'usage, qui n'obéit pas à des règles précises.)

L'orthographe d'une langue relève plus de facteurs historiques et socio-politiques que de la réalité même de la langue. En effet, la langue écrite se soumet aux impératifs juridiques et économiques des sociétés, qui requièrent la stabilité des mots, et aux exigences des États centralisés, qui visent à l'unification de la langue nationale à travers son écriture. Cela nécessite la mise en place d'une orthographe fixant la norme lexicale (orthographe dite d'usage) et imposant des conventions morphologiques (orthographe dite d'accord ou grammaticale). Au xiie s., clercs et poètes transcrivent les mots comme ils se prononcent. Cependant, la multiplication des textes en langue française, les risques d'homonymie consécutifs à l'évolution de la langue, les exigences technologiques des imprimeurs font naître le désir d'un ordonnancement, auquel répondent les recherches étymologiques naissantes (R. Estienne) et les écrivains du xvie s. (Meigret, Ronsard, Ramus, etc.). Le Dictionnaire de l'Académie (1694) fixe l'usage lexical, tandis que les grammairiens codifient les marques du nombre et de l'accord. L'Université napoléonienne impose le standard écrit et officialise l'orthographe, dont elle rend l'enseignement obligatoire. Depuis la fin du xixe s., différents projets de réforme tendant à une simplification ont été proposés. Un « Rapport sur les rectifications de l'orthographe française » a été adopté le 19 juin 1990 par l'Académie française et le Conseil supérieur de la langue française, et a été approuvé par le Premier ministre. Il a paru, sous une forme légèrement remaniée, au Journal officiel (documents administratifs) du 6 décembre 1990. Les propositions qu'il contient énoncent une dizaine de règles et quelques listes (portant sur 1 500 mots environ). Elles portent sur le trait d'union, la marque du pluriel sur les mots composés, l'accent circonflexe, certains accords du participe passé, etc.