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opérette

(italien operetta)

Charles Lecocq, la Fille de Mme Angot
Charles Lecocq, la Fille de Mme Angot

Genre théâtral léger dans lequel les couplets chantés alternent avec le parlé.

Petite histoire de l’opérette

En France, l'opérette naît vers le milieu du xixe s., en réaction contre l'opéra-comique, qui a tendance à se montrer trop ambitieux, la musique prenant le pas sur les scènes parlées.

Des débuts à l’âge d’or

Les débuts véritables de l'opérette remontent à Hervé, alias Florimond Rongé, signataire, notamment, de l'Ours et le Pacha (1842), Don Quichotte et Sancho Pança (1848) et la « trilogie cocasse » (1867-1869), l'Œil crevé, Chilpéric et le Petit Faust. C'est avec Jacques Offenbach (la Belle Hélène, 1864, la Vie parisienne, 1866), qui préférait nommer ses productions opéras bouffes, qu'elle atteint son apogée en France.

Charles Lecocq, dans la Fille de Mme Angot (1872) et le Petit Duc (1878), fit de l'opérette la digne héritière de l'opéra-comique. Georges Bizet (le Docteur Miracle, 1865), Emmanuel Chabrier (l'Étoile, 1877) et, surtout, André Messager (Véronique, 1898 ; Fortunio, 1907) élevèrent l'opérette au niveau artistique suprême, tout en préservant son cachet originel. L'opérette gagne les faveurs d'une société qui disparaîtra à la Grande Guerre (les Cloches de Corneville, de Robert Planquette ; les Mousquetaires au couvent, de Louis Varney. Si le genre tombe peu à peu en désuétude, l'opérette attire au xxe s. des compositeurs tels Reynaldo Hahn, Henri Sauguet, Arthur Honegger ou Albert Roussel.

De l'opérette à la comédie musicale

À l'instar de Hervé, qui, à Paris, avait été le précurseur d'Offenbach, Franz von Suppé, à Vienne, montre la voie à Johann Strauss fils, dont la Chauve-Souris (1874) constitue incontestablement le chef-d'œuvre absolu du genre. Au xxe s., l'opérette viennoise perdure avec Franz Lehár (la Veuve joyeuse, 1905), Ralph Benatzky (l'Auberge du cheval blanc, 1930) et Robert Stolz (Die Tanzgräfin, 1921). En Angleterre, sir Arthur Sullivan, avec son compère W. S. Gilbert, créa un genre typiquement britannique (The Pirates of Penzance, 1879 ; The Gondoliers, 1889). En Allemagne il faut citer Jean Gilbert (la Chaste Suzanne, 1910), en Italie Giuseppe Pietri, en Russie Boris Alexandrov (Noces à Malinovka, 1937). Mais c'est aux États-Unis qu'apparut la grande rivale de l'opérette, la comédie musicale, qui allait s'imposer à ses dépens avec des œuvres comme Tip Toes (1925) de George Gershwin,, Show Boat (1927) de Jerome Kern, Annie du Far West (1946) d'Irving Berlin,I, My Fair Lady (1956) de Frederick Loewe et West Side Story (1957) de Leonard Bernstein.