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néo-impressionnisme

Georges Seurat, Un dimanche après-midi à la Grande Jatte
Georges Seurat, Un dimanche après-midi à la Grande Jatte

Post-impressionnisme ou néo-impressionnisme ? On rassemble sous le terme de post-impressionnisme diverses tendances artistiques de la fin du xixe et du début du xxe s. qui soit vulgarisent l'impressionnisme, soit utilisent ses acquis au service d'esthétiques assez différentes : Nabis, préfigurations de l'expressionnisme ou du fauvisme, néo-impressionnisme. Le terme « néo-impressionnisme » a été employé pour la première fois par le critique d'art Félix Fénéon en 1886, dans un article de la revue bruxelloise l'Art moderne consacré à la 8e exposition impressionniste. Il désigne un mouvement pictural dont les adeptes eurent en commun une technique fondée sur la division systématique du ton. Georges Seurat en fut l'initiateur et Paul Signac l'un des principaux propagateurs.

Fondements théoriques

Les néo-impressionnistes poursuivent les recherches entreprises précédemment par les impressionnistes sur la lumière et les vibrations colorées (→ impressionnisme). Ils emploient néanmoins des moyens nouveaux et systématisés.

En effet, le groupe, actif de 1884 à 1891, fonde sa démarche sur divers travaux scientifiques du xixe s. Le « contraste simultané » des couleurs, découvert par le chimiste Eugène Chevreul – deux points voisins de couleur différente se mélangent au niveau de la perception rétinienne –, leur suggère le « mélange optique », c'est-à-dire la création des tons, des valeurs et des vibrations par la juxtaposition de touches divisées ou de points de couleurs pures (d'où les noms de « divisionnisme » et de « pointillisme » donnés à cette technique).

Principaux représentants

Seurat développe la méthode dès 1884-1885, avec Signac qui en est l'adepte rigoureux et le théoricien (D'Eugène Delacroix au néo-impressionnisme, publié en 1899). Ce dernier considère que « par la suppression de tout mélange sali, par l'emploi exclusif du mélange optique des couleurs pures, par une division méthodique et l'observation de la théorie scientifique des couleurs », le néo-impressionnisme « garantit un maximum de luminosité, de coloration et d'harmonie qui n'avait pas encore été atteint ».

D’autres peintres s’inscriront dans cette démarche à l’image de Camille Pissarro, Henri Edmond Cross, Charles Angrand (1854-1926), Albert Dubois-Pillet, Maximilien Luce (1858-1941) ou le Belge Théo Van Rysselberghe.

Des peintres symbolistes, divers fauves et futuristes à leurs débuts tireront également parti du divisionnisme.