En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

nécropoles thébaines

Les nécropoles thébaines comprennent trois grands ensembles, s'étendant sur 4 km à vol d'oiseau.

La Vallée des Rois

Cette vallée, où les pharaons inhumés étaient censés survivre et renaître pour lutter contre le chaos, a livré 54 tombeaux. Même pillées, les tombes gardent grande allure. La plus belle est celle de Seti Ier, qui s'enfonce jusqu'à 145 m de profondeur ; on y trouve, dans la grande chambre funéraire, un ciel bleu-noir sur lequel se détachent des étoiles d'or et des animaux symboliques. D'autres tombes ont aussi des ciels comparables : celles de Ramsès VI, d'Aménophis II et III, d'Horemheb et de Ramsès III. Le décor le plus courant, à l'exception des ciels, est peint à l'aide de couleurs dont la gamme est restreinte : ocre rouge ou jaune, noir de fumée, blanc de craie ou de plâtre, or, piment jaune ; les pinceaux, rudimentaires, consistent en tiges de végétaux (joncs ou palmier). Parfois, ces décors, peints sur des couches de plâtre, ont eux aussi été découpés et volés. De nombreux fragments se trouvent aujourd'hui dans des musées ou chez des collectionneurs.

La Vallée des Reines

Plus ouverte vers le Nil que la Vallée des Rois, mais non moins désolée, elle a livré 70 tombes, dont quelques-unes de princes ; toutes sont éventrées et ont été pillées. La plus célèbre, parce qu'on a sauvé une partie de son somptueux décor, est celle de Nefertari, la « grande épouse » de Ramsès II ; une des peintures conservées montre la reine jouant aux échecs.

L'ensemble des nobles

Le troisième ensemble compte plus de 600 tombes. Celles-ci, malgré des destructions massives, ont livré des peintures et des sculptures d'un exceptionnel intérêt, à la fois historique et artistique. On y trouve des scènes d'offrande, de chasse et de pêche aussi bien que des représentations d'orfèvres au travail, de préparation des volailles, de cueillette et de foulage du raisin, de joueuses de harpe, du travail de la terre, y compris la recherche de l'argile de construction. Beaucoup de questions relatives à la vie quotidienne des Égyptiens et aux règles de leur production artistique ont été résolues grâce à ces décors.

Le décor peint

En peinture, les représentations à caractère sacré obéissent à des canons précis : la tête est toujours de profil, le buste de face, le bassin et les jambes de trois quarts, le vêtement est étalé sans réalisme pour en montrer tous les détails. On a longtemps reproché aux Égyptiens, à qui on reconnaissait par ailleurs un exceptionnel talent de coloristes, de ne pas avoir respecté les règles de la perspective, telles que les Italiens les ont codifiées aux xve et xvie s. de notre ère. On sait aujourd'hui que les Égyptiens n'ont pas voulu représenter un réel en trois dimensions, mais fournir pour chaque représentation tous les détails nécessaires à son animation lorsque les paroles magiques rappelleraient à l'existence les êtres représentés. Prodigieux dessinateurs, ils ont laissé de nombreux essais sur cailloux calcaires ou sur tessons où leur sens de la perspective s'exprime.

Le mobilier funéraire

Les nécropoles thébaines ont aussi livré un imposant mobilier funéraire : du tabouret bas à natte tissée des pauvres aux chaises à dossier des riches, des outils agricoles aux paniers de récolte, du pot à fard pour les yeux avec son petit bâtonnet au pot à eau en forme de bouquetin de Nubie, un grand nombre d'appuie-nuque.