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new wave

(mots anglais signifiant nouvelle vague)

Simple Minds
Simple Minds

Style de rock revu, corrigé et réinventé par la génération de la fin des années 1970 et caractérisé par un refus des outrances du mouvement punk. (Ce style donne une grande place à la recherche électronique.)

Un nouveau courant musical

Exit le no future, les sons saturés, et les épingles à nourrice dans le nez. Dès 1978, une « nouvelle vague » de musiciens hirsutes balaie tout sur son passage, profitant de la brèche ouverte par le punk. Ceux-là font du rock « dansant », s'appellent Joe Jackson ou Elvis Costello et sont taxés de new wave parce qu'ils symbolisent l'après-punk. Une poignée d'années plus tard, new wave désigne un véritable courant musical à dominante « synthétique », l'un des plus marquants des années 1980.

Le mouvement punk

Elle a changé le visage du rock and roll. Ses principaux représentants s'y sont vite brûlé les ailes, même si certains, à l'instar du Clash et des Stranglers, parviennent à tirer leur « épingle » du jeu. D'autres profitent de l'énergie ambiante pour imposer un style spontané et tonique. Elvis Costello & The Attractions (This Year's Model), Joe Jackson (Look Sharp !), Magazine emmené par l'ex-Buzzcocks Howard Devotto (Real Life) ou XTC (Drums And Wires) rencontrent ainsi un écho favorable auprès du public. L'avant-garde rock américaine, qui se voulait la réponse américaine au punk anglais, surfe bientôt sur la même vague et des formations aussi diverses que Television, Talking Heads, Blondie et Devo se retrouvent finalement estampillées new wave. Issus de la même génération, Simple Minds et U2 sauront s'affranchir progressivement de leur statut de stars de la new wave.

Synthétiseurs

La new wave désigne une musique rythmée, robotique et peuplée de synthétiseurs à bon marché. Enola Gay (1980) d'Orchestral Manoeuvres In The Dark devient le tube emblématique de cette new wave « synthétique », que pratiquent aussi Japan, Human League, Visage (avec trois ex-Magazine à bord) ou, côté français, Taxi Girl. La new wave est ainsi une version très assagie du punk auquel elle a succédé, une sorte de pop léchée et froide. Soutenue dans son ascension par l'apparition du vidéo-clip, puis de la première chaîne musicale (MTV) et enfin du CD, la new wave laissera bientôt place à de nouveaux courants, alors que Depeche Mode rencontre au milieu des années 1980 un succès dévastateur.

Petite sœur de la new wave, la cold wave s'impose dès 1979. Cette vague froide, marquée par une inspiration sombre et des chants incantatoires, est incarnée par Joy Division de Manchester et son charismatique chanteur Ian Curtis. Après le suicide de celui-ci, le groupe (rebaptisé New Order) cesse de jouer avec les forces obscures, et Bauhaus – né la même année – prend la relève. En réalité, la new wave est une appellation diffuse sous laquelle on parvient à rassembler des artistes allant de la variété grand public au rock le plus rigoureux.