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naos

(grec naos)

Dans l'Égypte ancienne, le naos était un édicule de pierre ou de bois placé dans le sanctuaire d'un temple et destiné à recevoir la statue de la divinité.

Dans l'architecture du temple égyptien, le naos est sa partie essentielle, le saint des saints, véritable temple en réduction. Seul Pharaon, roi-prêtre, a la possibilité d'ouvrir ou de fermer les portes du naos, équivalentes aux portes du ciel. Les prêtres qui agissent en son nom ne sont que des substituts de la personne royale. Peu de naos, parmi ceux qui nous sont parvenus, sont antérieurs à la XXVIe dynastie. Le plus beau d'entre eux, encore en place, est sans doute celui du temple d'Horus, à Edfou.

Dans l'Antiquité grecque, le naos était la partie intérieure du temple où se trouvait placée la statue de la divinité.

Les Grecs construisirent à la haute époque les temples à l'image de leur demeure ; ainsi, le mégaron de Délos est un temple d'Artémis. Au viiie s. avant J.-C., les reproductions miniatures en argile montrent que les temples sont de petites maisons d'une pièce, rectangulaire et simplement précédée d'un portique ; ce n'est que progressivement que l'on sentit le besoin (pour abriter les richesses du dieu) de doter les temples d'un pronaos (vestibule) et éventuellement d'un opisthodome (pièce symétrique du pronaos située à l'arrière). Le naos n'est pas un lieu de culte, il ne contient donc pas d'autel.