En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

musique

Solfège
Solfège

Art de combiner des sons.

Cet article se consacre à la musique occidentale (Europe, États-Unis). Pour les musiques d'autres régions du monde, consulter : musique tsigane, musique d'Afrique noire, world music, musique arabe, musique chinoise, musique hébraïque, musique indienne, musique islamique, musique japonaise.

1. Introduction : les bases musicales

La musique est un art qui permet à l’homme – et à toute l’humanité – de produire et de combiner des sons. Elle repose sur un certain nombre d’éléments essentiels : les voix, les notes (le rythme, les silences, la durée et l’intensité etc) et les différents types d’instruments (à vent, à percussions, à cordes, etc.).

1.1. Les voix

Il existe deux genres de voix : les voix d’hommes ; les voix de femmes ou les voix d’enfants (plus aiguës d’une octave que les voix d’hommes).

Subdivision des voix

voix de femmes ou d'enfants

aiguë

grave

soprano, mezzo-soprano

contralto ou alto

voix d'hommes

aiguë

grave

ténor (premier ténor ; second ténor)

baryton ou première basse
basse-taille ou seconde basse

Les ensembles vocaux

quatuor

soprano, alto, ténor, basse

quintette

soprano, alto, ténor, basse et voix intermédiaires

chorale

mêmes voix ou voix mixtes

chœur

mêmes voix ou voix mixtes

Pour en savoir plus, voir l'article voix.

1.2. Les notes

La portée et la gamme

Les sons sont définis par des notes – au nombre de sept (do, ré, mi, fa, sol, la, si, do). Matérialisées sur une portée, elles constituent une mélodie. Les notes sont écrites sur les lignes et dans les interlignes. Les cinq lignes de la portée sont numérotées de bas en haut.

Que l'on monte ou que l'on descende sur la portée, on retrouve les mêmes notes, mais à des hauteurs différentes. Cette série de notes, dites naturelles, forme une gamme.

Les clefs

Elles se placent au début de la portée. La clef donne son nom à la note placée sur la même ligne. Le nom de cette note étant connu, on peut en déduire le nom des autres notes de la gamme.

Pour en savoir plus, voir l'article clef.

Les altérations

Dans une mélodie, certaines notes peuvent être altérées : le dièse (♯) hausse la note d'un demi-ton ; le bémol (♭) baisse la note d'un demi-ton ; le bécarre (♮) rétablit la note naturelle. Dans certains morceaux, des altérations (des bémols et des dièses) sont placées à côté de la clef et données une fois pour toutes.

Les intervalles

L'intervalle entre deux notes voisines représente un demi-ton. Deux demi-tons forment un ton.

Pour en savoir plus, voir l'article intervalle.

Notes modales, notes tonales

Une gamme se construit en respectant les intervalles entre les différents degrés. Les degrés sont composés par chacun des sept sons de l'échelle musicale. La variation des degrés détermine le mode. Lʼoctave étant divisée en 7 intervalles irréguliers, 5 tons et 2 demi-tons diatoniques ; on appelle « mode » la façon de disposer les 2 demi-tons diatoniques à l'intérieur d'une gamme diatonique. Ces notes sont appelées « notes modales ». Les notes qui ne varient pas sont appelées « notes tonales ». Gamme, accord et degré constituent la tonalité. Il existe deux types de tonalité : les tons majeurs (qui donnent une impression de gaieté), les tons ; mineurs (impression de tristesse).

Pour en savoir plus, voir l'article tonalité.

1.3. Rythme, durée et intensité

Le rythme

Le rythme est une succession de sons courts et de sons longs, organisée suivant leur durée et leur intensité.

Le rythme

mot italien

traduction française

pulsations par minute

largo

large, ample, très lent

40 à 60

adagio

lent

60 à 80

andante

allant, sans traîner

80 à 120

allegro

vif, rapide

120 à 170

presto

très vif, très rapide

170 à 240

La valeur des notes

On classe les notes selon leur durée : la ronde vaut deux blanches, qui valent chacune deux noires, qui valent chacune deux croches, etc.

Le point

Le point se place après la note. Il augmente la valeur de cette note de la moitié de sa durée primitive.

Le silence

Le silence est lʼabsence ou lʼinterruption du son. La pause ne vaut pas seulement la valeur dʼune ronde : elle signifie également le silence dʼune mesure entière, quelle que soit cette mesure.

Le tempo

Le tempo est la notation du mouvement dans lequel un morceau est écrit ou exécuté, indiquée en début de partition au moyen de termes italiens.

La mesure, les barres de mesure

La mesure est la division d'un morceau de musique en parties égales. Cette division est indiquée sur la portée par des barres perpendiculaires.

Le temps

Un temps est la division d'une mesure en deux, trois ou quatre parties, etc. Il existe donc : la mesure à deux temps, la mesure à trois temps, la mesure à quatre temps, etc. Rythme, temps et tempo s'harmonisent à l'aide d'un métronome.

L'intensité

L'intensité en musique

initiales

italien

français

pp

pianissimo

très faible

p

piano

faible

mf

mezzo forte

moyennement fort

f

forte

fort

ff

fortissimo

très fort

Les signes indiquant lʼintensité sont placés sous la portée. Les signes des intensités stables – indiquant une intensité constante – sont représentés par les initiales de mots italiens.

Les signes d'intensité en musique

signe

<

>

italien

crescendo

decrescendo

français

de plus en plus fort

de plus en plus faible

Les signes des intensités évolutives indiquent une intensité qui varie progressivement.

1.4. Les instruments

Les instruments à vent

On distingue les bois (hautbois) et les cuivres (trompette, cor) selon : leur facture (tuyau percé de trous pour les bois, colonne d'air allongée par des pistons ou par une coulisse pour les cuivres) ; le matériau dont ils sont faits (métal pour les cuivres, bois pour les bois, en général). Attention : quoique en métal, la flûte traversière et le saxophone sont des bois.

Pour en savoir plus, voir l'article instrument à vent.

Les instruments à percussion

Les percussions comprennent les membranophones (tambours, timbales) et les idiophones. On préfère parfois les diviser en instruments produisant des sons assimilables aux notes de la gamme, et en instruments produisant un son complexe, proche du bruit.

Pour en savoir plus, voir l'article instruments à percussion.

Les instruments à cordes

On distingue : les instruments à cordes frottées (violon, viole, etc.) ; les instruments à cordes pincées (harpe, guitare, clavecin) ; les instruments à cordes frappées (piano).

Pour en savoir plus, voir l'article corde.

Les nouveaux instruments

Ils comprennent : les ondes Martenot (oscillations électriques) ; le synthétiseur ; lʼexpandeur.

Pour en savoir plus, voir l'article instrument de musique.

2. Histoire de la musique « savante »

De la musique de l'Antiquité, il ne reste que des témoignages indirects ou des écrits théoriques. Vers l'an 600, le pape Grégoire le Grand codifie la liturgie romaine, donnant naissance au chant grégorien. Les documents sont rares avant le XI e s., période où naît l'art aristocratique des troubadours, puis des trouvères.

Pour en savoir plus, voir l'article Moyen Âge.

2.1. Les débuts de la musique : une polyphonie dominante (1200-1600)

L'événement décisif pour la musique occidentale est l'avènement de la polyphonie, principalement vers 1200 avec l'école de Notre-Dame (Léonin, Pérotin). Les grands genres sont la messe, le motet et la chanson. La polyphonie atteint un nouveau sommet au XIV e s. avec l'Ars Nova, personnifié par Guillaume de Machaut. Un précurseur anglais, John Dunstable, assure la transition vers l'école franco-flamande à la polyphonie plus douce et plus harmonieuse (Dufay, Ockeghem, Josquin Des Prés). La polyphonie vocale tend à se passer des instruments, qui deviennent autonomes.

Le xvie s. voit un recul du sacré et l'apogée de la chanson française (Janequin). Des écoles importantes se développent en Espagne (Vittoria) et en Angleterre (Byrd). En Allemagne, la musique est transformée par un élément primordial, la Réforme, et l'Italie, où naît le madrigal, attire de plus en plus les musiciens du Nord, tandis qu'apparaît un génie universel : Roland de Lassus.

2.2. Le baroque (1600-1750)

Le passage à l'ère baroque, vers l'an 1600, est marqué par Claudio Monteverdi. La polyphonie fait place à la monodie (chant à une voix) accompagnée et au style harmonique ; la musique devient dramatique, expression des paroles et des sentiments individuels. On voit naître un genre nouveau : l'opéra. Le xviie s., celui du style concertant, est dominé en Allemagne par Heinrich Schütz. Les formes purement instrumentales prennent leur essor, d'abord en Italie avec la sonate et le concerto (Corelli, puis Vivaldi). L'opéra s'implante en France avec Lully, dont le grand rival est Marc-Antoine Charpentier.

En Allemagne, le grand prédécesseur de Bach est Buxtehude, en particulier par sa musique d'orgue et par ses cantates. Pendant la première moitié du xviiie s., Bach, Rameau, Händel et D. Scarlatti dominent la scène musicale européenne. À ces noms, on peut encore ajouter en Allemagne celui de G-P. Telemann, et en France celui de J.-M. Leclair.

Pour en savoir plus, voir l'article musique baroque.

2.3. Le classicisme (1750-1830)

Vers 1750, la musique se transforme de nouveau profondément. Elle change de lieu d'implantation, passant de l'église et des cours royales et princières aux salles de concerts publics et aux salons bourgeois. Au nom de la simplicité et du retour à la nature, on met l'accent (provisoirement) sur la mélodie plutôt que sur l'harmonie ou la polyphonie. Les précurseurs de ce style nouveau sont les fils de Bach, ou encore les musiciens de l'école de Mannheim (Stamitz), et les grands maîtres, Haydn, Mozart et Beethoven. Ils bouleversent (Mozart surtout) les genres relativement anciens du concerto et de l'opéra et légitiment (Haydn et Beethoven) les genres nouveaux qui sont le quatuor à cordes et la symphonie.

Ils font de la musique instrumentale au moins l'égale de la musique vocale et c'est ainsi que Vienne devient, pour un temps, la capitale de la musique européenne. Leurs productions, datant de la Révolution française, doivent beaucoup à la « réforme de l'opéra » menée par Gluck. Haydn, Mozart et Beethoven illustrent ce qu'on a appelé le « classicisme viennois ».

Pour en savoir plus, voir l'article le classicisme en musique.

2.4. Le romantisme et la naissance des grandes écoles (1830-1918)

Les premiers grands compositeurs romantiques sont Weber et Schubert. L'un crée l'opéra national allemand, l'autre porte le lied à son sommet. Mendelssohn et Schumann (« école de Leipzig ») cultivent notamment les genres instrumentaux traditionnels (mais Schumann, féru de littérature, excelle aussi dans le lied tout en renouvelant la musique pour piano seul). Berlioz, Liszt et Wagner (« école de Weimar ») se comportent au contraire en révolutionnaires.

Le xixe s. est aussi celui de la renaissance des écoles « nationales », en Bohême (Smetana, Dvořák), en Norvège (Grieg), en Russie (groupe des Cinq, Tchaïkovski), tandis que la France renouvelle aussi bien l'opéra (Gounod, Bizet) que la musique instrumentale (Franck, Saint-Saëns, Lalo, Chausson). En Italie, Verdi occupe une position unique.

Dans les pays germaniques, Brahms poursuit la tradition classique et Bruckner se consacre surtout à la symphonie. À la génération suivante, Mahler (lieder avec orchestre, symphonies) et Hugo Wolf (lieder avec piano) reflètent les nouveaux mouvements artistiques de la fin du xixe s. à Vienne, alors que Richard Strauss se consacre surtout au poème symphonique puis à l'opéra.

Pour en savoir plus, voir l'article le romantisme en musique.

2.5. L’ère moderne (1918-1950)

Les révolutions musicales du début du xxe s. sont menées avant 1914 à Vienne par Schönberg et ses disciples Berg et Webern, et à Paris par Debussy et Stravinski. Au même moment apparaît, influencée cette fois par Debussy, une « seconde vague nationaliste » à portée plus universelle que la première, en Espagne (Falla), en Angleterre (Vaughan Williams), en Finlande (Sibelius) et en Hongrie (Bartók). Les uns et les autres mettent fin à la tonalité. Varèse est un des premiers à construire la musique non plus sur des notes, mais sur des sons.

L'entre-deux-guerres voit la confirmation de Ravel et l’arrivée de Prokofiev, de Hindemith, du groupe des Six, de Messiaen. La période 1945-1950 donne naissance à un groupe de jeunes radicaux (« école de Darmstadt ») se réclamant de Stravinski et Schönberg, et de Debussy et Webern. Ce sont Boulez, Stockhausen, Nono, Berio. C'est l'époque du « sérialisme intégral » et de la musique entièrement prédéterminée – ou musique sérielle – fondée sur une combinatoire de notes.

2.6. La musique après 1950

Après 1950, la musique électronique, la musique aléatoire et répétitive apparaissent réunies sous la dénomination commune de « musique électroacoustique ». Dès 1954, la musique électronique, avec Xenakis, utilise notamment les ressources offertes par l’informatique pour privilégier une plus large diversité sonore. Elle ne doit pas être confondue avec le genre musical électronique ou « électro » qui s’apparente à un courant pop (→ pop music). Dans une toute autre orientation, la musique aléatoire, où le hasard devient un principe de composition, est représentée majoritairement par Cage dès 1951. Au début des années 1960, la musique répétitive, quant à elle, est un courant d’origine américaine dont Steve Reich est un des chefs de file.

À la fin des années 1970, se manifeste aussi la musique « spectrale » comme celle de Radulescu ou des musiciens de l'Itinéraire (Grisey, Murail) et la machine 4X de l'I.R.C.A.M. (Institut de Recherche et Coordination Acoustique-Musicale). Mais parallèlement à cette musique savante, au début du xxe s. l’Occident découvre le jazz qui aura une grande influence sur les genres à venir (rock, musique populaire, etc.). Les médias diffusent à grande échelle la musique de variétés et favorisent la découverte des musiques extra-européennes.

Pour en savoir plus, voir l'article musique contemporaine.

3. L'influence américaine

3.1. Le jazz

Le jazz est fondé par les communautés noires et afro-américaines du sud des États-Unis dès le début du xxe s., se reposant essentiellement sur le rythme et le swing. Le jazz s’est tout d'abord répandu, entre 1890 et 1910, par la fusion des courants musicaux précurseurs comme le blues et des ragtimes, la musique européanisée (provenant de la musique populaire afro-américaine).

Buddy Bolden, King Oliver et Sidney Bechet sont les pionniers du jazz à La Nouvelle-Orléans. À partir de 1917, les musiciens commencent à émigrer vers le nord, notamment à Chicago et à New York, en même temps que sont réalisés les premiers disques de jazz.

Louis Armstrong s'impose bientôt comme la première grande figure internationale et met en place les canons du genre. Les années 1920 consacrent le talent de Jelly Roll Morton (pianiste et chef d'orchestre), de Bix Beiderbecke (trompettiste), de Johnny Dodds (clarinettiste). De 1930 à 1940, le jazz, parvenu au stade du classicisme, connaît une grande popularité mondiale. Les orchestres se multiplient (Fletcher Henderson, Count Basie, Jimmie Lunceford, Duke Ellington), et d'importants artistes se font connaître (Lionel Hampton, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Art Tatum, Fats Waller).

3.2. Du be-bop à nos jours

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en rupture avec la période swing, se développe le style be-bop (Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Thelonious Monk, Kenny Clarke, Max Roach). À partir de 1948, dans la lignée du saxophoniste Lester Young, le jazz cool entreprend de nouvelles recherches, sous l'impulsion de Miles Davis, Lee Konitz, Stan Getz. En réaction à l'esprit éthéré du cool, le hard bop indique un retour aux sources du blues (Charlie Mingus, Dexter Gordon, Jazz Messengers), et le jazz vocal s'oriente vers le rhythm and blues (Ray Charles, Fats Domino), qui donnera naissance au rock and roll.

À la fin des années 1950, le saxophoniste John Coltrane ouvre la voie du free-jazz (de 1960 au milieu des années 1970), qui apparaît comme une volonté d'affranchissement radical de toute contrainte, une extension de la liberté d'improvisation et une affirmation politique contestataire (Ornette Coleman, Archie Shepp, Cecil Taylor, Sun Ra).

Dans les années 1970, sous l'influence de la pop music, se développe le jazz-rock (Miles Davis, Herbie Hancock, John McLaughlin).

Les années 1980 sont marquées par un grand éclectisme : pop, rock, funk, rap et jazz se mêlent tandis que l'on assiste à un retour du be-bop.

3.3. Le rock and roll

Caractérisé par un rythme 4/4 vigoureusement appuyé sur le deuxième et le quatrième temps, le rock and roll utilise une instrumentation où dominent les guitares électriques et la batterie. Issu de la rencontre entre des musiques populaires blanches et le rhythm and blues noir, le genre apparaît en 1954 avec Rock around the Clock, de Bill Haley, et les succès d'Elvis Presley (Blue Suede Shoes, Heartbreak Hotel). Très vite, chanteurs et groupes prolifèrent. Le rockabilly représente le courant blanc (Buddy Holly, Eddie Cochran, Gene Vincent), alors que les Noirs développent un rock plus marqué par la tradition du blues (Fats Domino, Chuck Berry, Bo Diddley).

À partir de 1962, le rock connaît une mutation avec le développement de jeunes groupes comme les Beatles et les Rolling Stones en Grande-Bretagne, les Byrds, le Grateful Dead, Jefferson Airplane, les Doors et la personnalité marquante de Bob Dylan aux États-Unis. Sous le label « pop music », le rock conquiert le monde entier, exprimant principalement les aspirations de la jeunesse, parfois sa révolte, contribuant à unir les jeunes par-delà les frontières, autour d'une culture à part entière. Au cours de son développement, le rock s'est différencié en de multiples tendances : folksong, jazz-rock, hard-rock, rock progressif, punk, funk, new wave, reggae, disco, house music.

Pour en savoir plus, voir l'article rock.

3.4. La « pop music » ou musique populaire

Cette musique est dite populaire en raison de sa diffusion importante (en passant par les médias de masse), son but étant d’être accessible à tous. Les groupes ou chanteurs comme les Beatles, dans les années 1960, ou encore Michael Jackson dans les années 1980, comptent parmi les représentants les plus connus de la pop music. Dans les années 2000, les chanteurs solo sont davantage plébiscités, et des artistes comme Madonna ou Pharrell Williams sont connus dans le monde entier.

3.5. La culture hip-hop et le rap

La culture hip-hop comprend plusieurs formes artistiques : le graffiti, le rap, le break dancing, ou encore le beatboxing. Né dans les années 1970 à New York, le rap, musique très martelé, prend racine dans la culture parlée afro-américaine. Les premiers représentants du rap comme Grandmaster Flash vont révolutionner l’utilisation du vinyle avec la technique du « scratching » qui consiste à manipuler d’avant en arrière les vinyles pour produire un effet sonore spécial. Les rappeurs utilisent cet intermédiaire pour dénoncer les inégalités des quartiers pauvres des États-Unis. Cette méthode de protestation sera démocratisée dans les années 1980-1990 avec l’avènement du rap en Europe. Parmi les rappeurs précurseurs en France, on compte NTM, IAM, ou encore Fonky Family.

3.6. L’électro et la house music

Depuis 1950, la musique électronique a évolué pour donner naissance à de nombreux genres et sous-genres dont la house music, qui se créé dans les années 1970 à Chicago. Dotés d’un échantillonneur, les DJ (disc jockeys) des clubs de danse mixent leurs morceaux en mêlant des instruments à percussions, des ensembles musicaux et des échantillons (ou « samples ») déjà enregistrés. Depuis le milieu des années 90, les artistes français comme le groupe Daft Punk ou bien David Guetta, chefs de file de la « french touch », jouent un rôle important sur la scène internationale « électro ».