En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

molybdène

(latin molybdaena, du grec molubdos, plomb)

Métal de transition, blanc argenté, cristallisant dans le système cubique centré. (Élément chimique de symbole Mo.)

  • Numéro atomique : 42
  • Masse atomique : 95,94
  • Masse volumique : 10,2 g/cm3

Identifié en 1778 par Scheele et préparé par Moissan à partir du principal minerai (la molybdénite MoS2), le molybdène forme de nombreux composés. Les molybdates sont utilisés comme pigments, inhibiteurs de corrosion, catalyseurs et engrais.

Le molybdène métal, obtenu à partir de poudre frittée, possède une résistance mécanique élevée et une remarquable résistance aux chocs thermiques. Attaqué par les acides oxydants, mais inerte face aux acides non oxydants (acides sulfurique, fluorhydrique, etc.), à de nombreux métaux fondus et au verre fondu, il est utilisé dans la fabrication des électrodes de verrerie, des équipements de fours, des contacteurs électriques et des outils de travail à chaud des métaux. Utilisé par projection, sous forme pulvérulente, il confère une remarquable résistance à l'usure. Le molybdène est surtout utilisé comme élément d'alliage dans les fontes et les aciers, dont il améliore la résistance mécanique et affine le grain ; les aciers inoxydables contenant 2 à 6 % de molybdène possèdent une résistance accrue à la corrosion. Il est aussi utilisé comme produit d'addition dans les superalliages fondus sous vide et les alliages non ferreux. On le rencontre dans les alliages des semi-conducteurs, des réacteurs d'avion et des condenseurs de centrale nucléaire. On l'emploie également dans la fabrication des bidons servant à stocker les déchets radioactifs et comme catalyseur en pétrochimie pour retirer le soufre du pétrole.