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matérialisme historique

Théorie marxiste de l'histoire d'après laquelle les faits économiques jouent un rôle déterminant dans les phénomènes historiques, politiques et sociaux.

PHILOSOPHIE

Le matérialisme, en tant que courant philosophique, remonte à l'Antiquité (Démocrite, Épicure, Lucrèce) ; il repose sur la thèse selon laquelle la matière constitue tout l'être de la réalité. À l'époque moderne, il s'est développé aux xvie s. (G. Bruno), xviie s. (Gassendi, Hobbes), puis au xviiie s. (Helvétius, Holbach, La Mettrie), associant alors, le plus souvent, une conception mécaniste de la matière et une proclamation d'athéisme.

Dans les sciences, l'invention de la physique mathématique (Galilée, Newton) et du microscope, puis la naissance de la chimie (G. E. Stahl) ont beaucoup contribué au renouvellement du matérialisme.

Le matérialisme historique

Exposé par Marx, le matérialisme historique construit le concept d'histoire. Dans cette optique, l'histoire, qui a pour moteur la lutte des classes, est constituée par l'ensemble des modes de production qui sont apparus ou à venir. Le mode de production conditionne le mode de vie social, politique, intellectuel : c'est donc l'être social des hommes qui détermine leur conscience et non l'inverse. S'efforçant de faire de l'histoire une science, Marx analyse les divers modes de production capitaliste et propose une théorie du passage d'un mode de production à un autre.

Le matérialisme dialectique

Issu de la philosophie allemande – notamment celle de Hegel – et de l'établissement de la science de l'histoire, le matérialisme dialectique soutient les thèses de l'indépendance et du primat du réel sur la connaissance ; dans cette perspective, l'histoire de toute philosophie se ramène à la lutte incessante du matérialisme contre l'idéalisme, qualifié de « philosophie bourgeoise ».

Matérialisme mécaniste et matérialisme vitaliste

L'affirmation que le matériel détermine le spirituel, y compris le social, ne nie pas le spirituel ; il est faux de penser que ce dernier soit sans effet sur le matériel. La matière doit être de ce fait considérée comme une réalité vivante autant que morte ou mécanique. Il faut donc séparer ce qu'on appelle le « matérialisme mécaniste » du « matérialisme vitaliste ». Ce dernier affirme seulement que la vie est chose matérielle et qu'il existe un dynamisme propre à la matière, qui la « pousse » à créer du vivant. Le matérialisme, dans une telle optique, est le point de vue qui permet de légitimer la science (et non le scientisme).