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marqueterie

(de marqueter)

Jean-François Œben, bureau à cylindre
Jean-François Œben, bureau à cylindre

Ouvrage de bois de rapport, accessoirement de métal ou d'autres matières de diverses couleurs, appliqué sur de la menuiserie par feuilles minces ou placages formant divers dessins.

ARTS DÉCORATIFS

Dérivée de l'incrustation, mais s'en distinguant en tant qu'assemblage à plat, la marqueterie a produit ses premiers chefs-d'œuvre avec les maîtres italiens du xve s. : Giuliano et Benedetto da Maiano, les Lendinara, Fra Giovanni da Verona (stalles de S. Maria in Organo de Vérone, 1491). Répandu en France au xviie s., le procédé connut un développement particulier avec A. C. Boulle, qui, au bois, substitua bientôt l'écaille, le cuivre et l'étain, et mit au point un système de découpage simultané des motifs décoratifs et des fonds (première partie, contrepartie). La marqueterie de bois (noyer, cèdre, olivier, érable, ébène, etc.) se maintint toutefois, favorisée en outre, au début du xviiie s., par l'importation de bois exotiques qui fournirent aux ébénistes une palette insoupçonnée jusqu'alors. Aux décors géométriques ou antiquisants apparus vers 1720 succédèrent des « peintures sur bois » reproduisant paysages, bouquets, trophées, instruments de musique (chefs-d'œuvre des mobiliers Louis XV et Louis XVI). Délaissée sous l'Empire et la Restauration, la marqueterie revint à la mode sous Napoléon III. L'Art nouveau l'utilisa pour ses évocations florales.