En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

insecticide

Se dit d'un produit utilisé dans la lutte contre les insectes, ou d'autres invertébrés (acariens, myriapodes), nuisibles à l'homme, aux cultures, aux denrées alimentaires.

Différents types d'insecticides

L'action des insecticides s'exerce soit par simple contact, soit après pénétration dans le tube digestif (insecticides d'ingestion) ou dans le système respiratoire (insecticides d'inhalation). On parle d'insecticide systémique lorsque le produit est véhiculé par la sève après absorption par la plante et que l'insecte s'empoisonne en absorbant la sève. La plupart des insecticides sont des produits de synthèse : organophosphorés ; organochlorés (DDT, lindane, etc.), interdits pour la plupart en raison de leur haute toxicité ; carbamates, pyréthrinoïdes. Les premiers essais ont été réalisés aux États-Unis en 1867, contre le doryphore, avec l'acéto-arsénite de cuivre.

Toxicité

Vis-à-vis de l'homme et des animaux domestiques ou sauvages, la toxicité des insecticides s'exprime en toxicité orale (« per os », par la bouche), en toxicité cutanée (par la peau et les muqueuses), ou en toxicité respiratoire. L'unité de mesure de toxicité est la DL 50 (dose létale nécessaire, en moyenne, pour tuer 50 % des lots d'animaux d'expérience). La toxicité et l'écotoxicité des insecticides, souvent élevées, exigent de grandes précautions d'emploi (respect des doses, des délais entre les traitements et la récolte), aussi bien pour la santé du manipulateur et des consommateurs que pour la protection de la nature et de l'environnement. Les insecticides sont rarement spécifiques et la plupart sont capables de tuer une gamme plus ou moins large d'insectes, y compris des insectes utiles (comme les abeilles). Toutefois, c'est grâce aux insecticides que certaines maladies transmises par des insectes ont pu considérablement régresser (notamment le paludisme).

Les insecticides de synthèse regroupent les organochlorés (dichloro-diphényl-trichloréthane, ou D.D.T.), les organophosphorés (malathion), les carbamates. Les insecticides d'origine végétale sont représentés surtout par la nicotine, les pyréthrinoïdes (dérivés du chrysanthème), la roténone.

Ces produits peuvent être responsables d'intoxications graves par absorption accidentelle, par inhalation ou par contact.

Les signes d'intoxication

Ils varient selon la famille d'insecticide en cause et peuvent être digestifs (vomissements, diarrhée, douleurs), cardiaques (accélération, ralentissement, irrégularité du rythme), respiratoires (toux, gêne respiratoire), neurologiques (troubles des mouvements, convulsions).

Traitement et prévention des intoxications

En attendant le médecin, il ne faut pas tenter de faire boire le malade ni de le faire vomir. Après lavage de la peau ou des yeux à grande eau, ou après lavage gastrique, le traitement est celui des symptômes (assistance respiratoire, anticonvulsivants), car les antidotes sont d'efficacité relative (atropine et pralidoxime contre les organophosphorés). La prévention repose sur la conservation des produits hors de la portée des enfants et sur le strict respect des modes d'emploi.