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hip-hop

Se dit d'un mouvement socioculturel contestataire apparu aux États-Unis dans les années 1980 et se manifestant par des graffs, des tags, des styles de danse (smurf) et de musique (rap).

Une culture

Le terme hip-hop apparaît à la fin des années 1970, à New York. C'est dans la capitale du rap que l'on va pour la première fois entendre ce mot désignant plusieurs disciplines : le rap bien sûr, mais aussi une danse (breakdance ou smurf), l'art du DJ (maniement des platines) et le graffiti. Les pionniers de l'ancienne école (dite « old school ») du rap ont tenté de maintenir cette culture dont la musique n'était que l'une des composantes. Mais l'art du graffiti, apparu à l'aube des années 1980, ne pouvait qu'être éphémère, à l'image de ces fresques somptueuses, mais forcément de courte durée de vie, qui ornent les métros new-yorkais. Cet art de rue qui finira par être posé sur toile et vendu dans les galeries des années plus tard. Quant à la danse, le dynamisme de certaines formations laissait augurer son large développement. Le collectif new-yorkais Rocksteady Crew (apparu dans le film Flashdance), notamment, en fut longtemps l'espoir. Mais ce sont les rappers qui seront les héros incontestés de la génération hip-hop avec, en arrière-plan, les DJ, absents des premiers disques rap, sur lesquels les producteurs préféraient faire jouer un groupe de studio derrière les « tchatcheurs ».

Un mode de vie

Le hip-hop, c'est un mode de vie. Tous ceux qui suivent le rap (qui sont « dans le mouv' », pour reprendre une expression française) pratiquent une allégeance aux modèles de référence (généralement les rappers américains). Les codes vestimentaires sont un signe de reconnaissance essentiel dans le hip-hop. Blouson large doublé, bonnet ou casquette, pantalon bouffant tombant sur les chevilles, imposantes chaussures de sport (de marque), avec ou sans lacets (sans, c'était en 1986, quand Run-DMC avait lancé le style). Dans les années 1990, alors que le rap est devenu une florissante industrie, les vétérans tels qu'Afrika Bambaataa (parrain de l'organisation Zulu Nation qu'il a fondée après avoir quitté les gangs) regrettent que les tenants du hip-hop soient devenus trop matérialistes. LL Cool J., qui débuta en 1985 à seize ans, se souvient des jours heureux dans Hip-hop, son rap chronologique de l'album Mr. Smith, dix ans après. En 1993, Naughty By Nature a gravé le terme dans le refrain, devenu hymne, de Hip-hop Hooray : « I give props to hip hop so hip hop hooray » (je fais allégeance au hip-hop, donc hip-hop hourra !). En France, Hip-hop (surnommé « achipé achopé ») fut le nom d'une émission de la première chaîne de télévision, présentée par Sydney en 1984. Alors que le rap n'en était qu'à un stade embryonnaire (surtout en France), il bénéficiait d'un espace d'expression insolite et inespéré. Mais le programme privilégiait la danse (concours de break, leçons de smurf) et ne parvint pas à survivre plus d'une année. Terme générique englobant une culture de rue, le hip-hop n'est donc pas un simple genre musical, mais bien un univers à part entière.